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Les supporteurs des Whitecaps optimistes pour 2026, malgré les incertitudes

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Après les performances historiques de leur équipe en 2025, les supporteurs des Whitecaps de Vancouver attendent des résultats en 2026, mais la situation financière de la franchise fait planer le doute sur l’avenir de cette dernière.

Dans les tribunes du stade BC Place, samedi après-midi, les plus fervents supporteurs des Whitecaps, rassemblés autour du groupe des Southsiders, ont voulu faire passer un message.

Quelques minutes avant le coup d’envoi du premier match de la saison 2026 de la Major League Soccer (MLS), remporté par la marque de 1-0 face au Real Salt Lake, deux banderoles ont été déployées. Ce club signifie tellement pour tant de gens. Les Whitecaps appartiennent à Vancouver, pouvait-on lire sur celles-ci.

En 2025, les joueurs de l'entraîneur danois Jesper Sørensen se sont rendus jusqu’en finale des trois compétitions auxquelles ils ont participé (MLS, Coupe des Champions et Championnat canadien). Pourtant, l’avenir de la franchise à Vancouver reste incertain.

On essaie de séparer le jeu sur le terrain de la situation financière actuelle du club. On s'enthousiasme pour les joueurs et les tactiques. Évidemment, l’incertitude tempère un peu cet enthousiasme, reconnaît Kevin Clark, membre des Southsiders et habitué du stade BC Place depuis 2012, à quelques minutes de la rencontre.

À vendre depuis décembre 2024, la franchise n’a, jusqu’à maintenant, jamais mentionné publiquement de piste crédible concernant de nouveaux acheteurs, et sa direction a plusieurs fois fait part de son inquiétude concernant la situation financière du club.

C’est assez pesant, indique de son côté Xavier Bottin-Guerin. C’est un peu dur en tant que supporteur; ça fait huit ans que je suis l’équipe. On a mangé notre pain noir avec des années très difficiles, on commence enfin à gagner, et là, ça parle de déménagement, fait valoir cet habitué du stade BC Place.

Au début du mois de février, le directeur général et directeur sportif des Whitecaps, Axel Schuster, a révélé lors d’un point de presse que la franchise fait face à un déficit de revenu atteignant 40 millions de dollars.

Quarante millions de dollars, c'était l'écart entre nos revenus et ceux d'une équipe de milieu de tableau l'année dernière. Ce chiffre signifie qu'une équipe moyenne, une équipe qui se bat simplement pour se qualifier pour les séries éliminatoires, dispose de 40 millions de dollars canadiens de plus à dépenser que nous.

Nous ne rendrions pas cela public si nous ne pensions pas être dans une situation très délicate, avait-il alors ajouté.

Les revenus du stade BC Place au cœur du problème

Au centre de ces difficultés se trouve la question des revenus générés pendant les matchs au stade BC Place. La direction des Whitecaps estime qu’ils ne sont pas suffisants, et elle a obtenu auprès de PavCo, l’entreprise publique qui gère le stade, une nouvelle répartition des revenus liés aux matchs.

Ce nouveau contrat devrait rapporter entre 1 et 1,5 million de dollars supplémentaires à l’organisation sportive chaque année. C’est une étape sur les 25 ou 30 étapes nécessaires pour atteindre une stabilité financière, avait précisé Axel Schuster. Si ce dernier assure que sa priorité est de trouver de nouveaux propriétaires souhaitant maintenir la franchise à Vancouver, le risque de voir les Whitecaps déménager reste présent dans l’esprit des partisans.

On ne veut pas y penser, mais c’est difficile, dit Kevin Clark. Gabriel Lee, un autre supporteur croisé avant la rencontre de samedi, affirme que la perspective d’un départ des Whitecaps est, dans son esprit, tous les jours.

Je n’étais qu’un enfant quand les Grizzlies de Vancouver ont déménagé à Memphis, raconte-t-il en qualifiant de traumatisme le départ de l’équipe de basketball en 2001. Pour ne pas réveiller de mauvais souvenirs, Gabriel Lee explique qu'il tente de séparer le plaisir des matchs et tout ce qui se passe dans les coulisses.

Les partisans veulent un titre

En mettant de côté leurs craintes sur l’avenir de leur club, tous les supporteurs rencontrés avant le match samedi dernier ont fait part de leurs grandes attentes pour cette saison.

Amelia Petscheleit espère que son équipe fera aussi bien que l’année dernière. Son ami Sean Thompson veut lui aussi que son équipe aille jusqu’au bout dans toutes les compétitions. Selon Gabriel Lee, les performances de 2025 sont le minimum à atteindre pour 2026, tout comme le pense Kevin Clark, qui veut voir cette année une répétition de 2026.

On peut légitimement viser le titre, et on devrait, estime pour sa part Xavier Bottin-Guerin.

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