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PARCOURSUP, L’AVENIR EST À EUX (2/3) - Dans cette deuxième partie de notre série, les parents de Maxence, Adèle, Gabriel et Tristan reviennent sur leur propre parcours scolaire, qui a une influence sur la manière dont ils accompagnent leurs enfants dans le choix de leurs études.
Passer la publicitéDepuis la mise en place du logiciel Parcoursup, le parcours vers les études supérieures est devenu plus tactique. Pour la troisième année de suite, quatre duos parents-enfants racontent au Figaro comment ils envisagent l’avenir.
- Du 19 janvier au 12 mars : enregistrement des vœux
- Du 12 mars au 1er avril : confirmation des vœux
- Du 2 juin au 11 juillet : phase d’admission principale
Gabriel, 17 ans, rêve d’intégrer Saint-Cyr
À Boulogne, chez les Petit, le stress monte lentement. Méticuleux et posé, Gabriel masque bien la pression. En février, lors de la première rencontre, il disait vouloir devenir militaire et souhaitait entrer en prépa littéraire. Depuis, il a épluché Parcoursup, visité des écoles, réfléchi, écouté ses parents, encore réfléchi. S’il veut toujours passer Saint-Cyr – il suivra d’ailleurs un stage chez les chasseurs alpins de Gap à Pâques – il préfère désormais rejoindre un des onze Instituts d’études politiques de province. (Les gens normaux disent «Sciences Po Aix», «Sciences Po Toulouse», les snobs répliquent «Sciences Po, c’est Paris».) Pour postuler sur Parcoursup - taux de sélectivité moyen = 13,3 % - il faut soit sélectionner le Réseau Sciences Po (sept écoles, dont Lille, Aix...) qui forme un seul vœu, soit choisir parmi les quatre IEP indépendants : Bordeaux, Fontainebleau, Paris et Grenoble. Chacun = un vœu. S’inscrire sur la plateforme permet de passer le concours.
Pour un profil hésitant, soldat ou pas soldat, le parcours est idéal : l’IEP permet d’obtenir un diplôme reconnu, tandis que la prépa littéraire, d’abord conçue pour préparer l’ENS, n’offre que des équivalences universitaires. «C’est mon second choix», précise Gabriel. La Bruyère et Blanche de Castille à Versailles ont sa préférence : lors des portes ouvertes, «ça avait l’air génial», et ces lycées ne «retirent pas trop d’élèves entre l’hypokhâgne et la khâgne» tout en affichant de bons résultats aux concours. Outre ces vœux favoris, Gabriel a ajouté un «double-diplôme licence Histoire Science politique et bachelor Science politique, géopolitique et Humanités» à l’Institut Catholique de Paris.
C’est un regret, ça m’aurait appris une structure de pensée qui aujourd’hui me manque.
Marie-Annonciade Petit à propos du choix de ses étudesDans le deuxième épisode de cette série, on s’intéresse à l’atmosphère…


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