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L’ambiance était bonne à l'entraînement des Roses de Montréal, mardi matin. Un beau soleil d’octobre y contribuait, certes, mais c’est surtout leur récente conquête du Bouclier des supporteurs, décerné aux championnes de la Super Ligue du Nord, qui réchauffait le cœur des joueuses.
Et pourtant, pas question de se reposer sur cet acquis. Une nouvelle saison, soit les séries éliminatoires, commence dès dimanche, sur la pelouse du Rise de Vancouver. Forcément, c’est l’équipe montréalaise qui est favorite, ayant terminé 14 points devant les Britanno-Colombiennes.
Tout peut arriver. On n’a pas de points d’avance, on n’a pas de temps d’avance. Tout se passe sur le 90 minutes, nuance la capitaine des Roses, Mégane Sauvé.
La demi-finale, contre le Rise, se déroulera en deux parties : une à Vancouver et une à Montréal, le 8 novembre. La finale se jouera en un match, le 14 novembre, à Ottawa.

Mégane Sauvé
Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon
C’est justement cette partie à Ottawa qui suscite tant d’intérêt chez les Roses. Pour pouvoir s’y rendre, les joueuses sont bien conscientes du défi que représente Vancouver. En cinq matchs entre les deux équipes cette saison, le club montréalais a triomphé trois fois et a obtenu un match nul.
Un total de 26 buts ont été inscrits au cours de ces cinq matchs. On est deux équipes très offensives, reconnaît Sauvé. On sait que c’est une équipe qui veut aller vers l’avant, mais nous aussi, donc ça va définitivement être un bon duel.
Les voyants sont au vert
Les Roses arrivent en séries sur une séquence d’invincibilité de 10 matchs, avec quatre victoires et six matchs nuls. C’est certain qu’on veut bâtir sur le fait qu’on a eu trois jeux blancs dans nos quatre dernières performances, souligne Maryse Bard-Martel, entraîneuse-chef par intérim du club.
On veut garder la rencontre serrée défensivement. Comme dans nos cinq derniers matchs, on veut gagner le contrôle du ballon et se créer beaucoup de chances. On est conscients que Vancouver est une équipe avec beaucoup de qualités offensivement, donc on va devoir bien travailler pour s’assurer d’être prêtes, ajoute-t-elle.
Les émotions des dernières semaines ont été fortes pour les Roses, comme en témoigne la victoire du Bouclier des supporteurs. Dès le coup de sifflet final, les joueuses se sont précipitées sur le terrain pour célébrer en sautant en équipe.
C’est certain qu’après tout ce qu’on a vécu, on est contents de ne pas avoir gagné le titre parce que quelqu’un d’autre a perdu. On l’a vraiment gagné parce qu’on est allé le chercher, explique l’entraîneuse.
Ça faisait quelques semaines qu’on sentait qu’on grandissait à chaque match, mais qu’on avait tout le temps des petits apprentissages à faire ici et là qui ne nous permettaient pas de faire une performance assez complète pour aller chercher les trois points. C’était vraiment bien de voir les filles jouer comme elles ont joué, de répondre présente comme elles ont répondu présentes.
Après avoir célébré durant la fin de semaine, l’important est de se remettre directement dans le rythme. [...] On a fait 50 % de notre objectif, il reste 50 % à aller chercher, rappelle Sauvé.
La montée en puissance de Gabrielle Lambert
Le 27 septembre, les Roses se sont rendues sur la pelouse des Tides de Halifax. Durant la rencontre, la gardienne partante du club, Anna Karpenko, a subi une blessure qui a mis fin à sa saison. C’est donc Gabrielle Lambert, qui n’avait pas joué une minute de l’année, qui est la gardienne depuis.
Dire que la Québécoise est convaincante serait un euphémisme : elle n’a donné que deux buts en plus de 300 minutes de jeu dans certains des matchs les plus importants de l’année, glanant au passage deux jeux blancs comme partante.

Gabrielle Lambert
Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon
D’ailleurs, Lambert avait disputé la finale de la Coupe d’Allemagne avec son ancien club, le SC Freiburg, devant un stade contenant 45 000 personnes. C’est donc dire que, les matchs importants, elle les connaît. Un atout qui pourrait se révéler fort utile lors des séries.
L’expérience rentre en jeu, il faut dédramatiser un peu la situation. On peut avoir le stress, les nerfs qui viennent. [C'est] de se dire qu’on a bien joué toute la saison, qu’on va juste aller dehors pour s’amuser et, qu’au final, on va avoir le résultat qu’on va avoir... Si on donne tout et qu’on n’a pas de regrets, c’est là où on peut être contentes de nous, détaille-t-elle.
Et, comme le dirait Maryse Bard-Martel, les Roses sont fières, mais pas satisfaites. Cap sur Vancouver pour le premier acte de cette nouvelle saison, dimanche à 16 h.


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