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Les catastrophes naturelles depuis le début de la décennie font grimper les primes d’assurance habitation des résidents des provinces de l’Atlantique, en particulier ceux de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Vraiment une croissance, en termes non seulement du nombre de catastrophes naturelles, mais également du degré de sévérité qu'on y voit, remarque, en entrevue, Maximilien Roy, le vice-président de la stratégie au Bureau d'assurance du Canada (BAC).
Depuis un an, les taux en Atlantique sont environ deux fois plus élevés que la moyenne nationale.

Les primes d'assurance ont augmenté de 6,5 % au Canada entre février 2025 et février 2026, mais bien plus dans les provinces de l'Atlantique.
Photo : Radio-Canada
Au Canada, depuis février 2025, les primes d’assurance habitation ont augmenté de 6,5 %.
En Atlantique, la hausse a été de 9,3 % au Nouveau-Brunswick; de 9,7 % à l'Île-du-Prince-Édouard; de 11,4 % en Nouvelle-Écosse et de 13,9 % à Terre-Neuve-et-Labrador.
La Nouvelle-Écosse a connu sa pire saison des feux de forêt en 2023 et plusieurs personnes ont péri dans des crues soudaines.
L’été 2025 a aussi été marqué d’incendies de forêt en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve.

Des militaires des Forces armées canadiennes à Burnt Islands, Terre-Neuve-et-Labrador, le 28 septembre 2022, quelques jours après le passage de l'ouragan Fiona.
Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn
Les Maritimes ont aussi été balayées par deux ouragans qui ont causé beaucoup de dommages : Dorian en 2019 et Fiona, trois ans plus tard.
Il y a beaucoup de choses qui vont à l'intérieur de nos primes habitation, incluant l'inflation des matériaux évidemment, mais il y a aussi une condition de main-d'œuvre qui vient impacter sur les coûts, a expliqué Lydia Roy, vice-présidente produit, tarification et souscription chez TD Assurance.
Les réclamations risquent de croitre avec les risques associés au réchauffement climatique, s’ils ne sont pas mitigés par le gouvernement en Nouvelle-Écosse, selon Nicolas Winkler, coordonnateur, adaptation côtière, au Centre d’action écologique, à Halifax.
Lorsqu'on n’a pas de règlement qui nous aide à mitiger les effets des changements climatiques, on introduit encore plus d'incertitude au niveau des risques que l'industrie de l’assurance doit calculer, a-t-il affirmé en entrevue.
Le BAC a calculé les pertes assurées depuis 2006.
C'est quelque chose comme 37 milliards dans les 10 dernières années, [ce] qui est le triple de ce qu'on voyait sur la décennie précédente, affirme Lydia Roy.
Ça devrait continuer à augmenter, prévient Maximilien Roy, du Bureau d’assurance du Canada.
D’après le reportage de Paul Légère


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