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Les Premières Nations n’ont pas à faire les frais des chicanes entre Québec et Ottawa, a fait valoir mercredi le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Francis Verreault-Paul, après une rencontre « très constructive » avec le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon.
« Je ne veux pas être pris entre l’arbre et l’écorce, entre le fédéral et le provincial, pour ne pas avancer des dossiers. Parce qu’il y a tellement de dossiers où on demande des ententes tripartites, où on doit travailler avec le fédéral et le provincial. […] Pour quelconque raison ou posture politique, je ne veux pas que les Premières Nations soient prises entre le fédéral et le provincial et que ça ne fasse pas avancer les dossiers », a déclaré le chef Verreault-Paul.
Lundi, le Québec ne s’est pas présenté à une rencontre entre des élus de l’Assemblée des Premières Nations, le premier ministre canadien, Mark Carney, et les premiers ministres des provinces, à l’exception de ceux de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
« Notre » territoire ?
Pour justifier cette décision, le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits, Simon-Pierre Savard-Tremblay, a écrit sur les réseaux sociaux que ce choix était « assumé et réfléchi ». « Notre position est simple : le gouvernement du Québec rencontre les nations autochtones directement, de nation à nation, sur notre territoire », a-t-il notamment ajouté.
« Il manquait un “s” », a lancé le chef Verreault-Paul, un sourire en coin. À son avis, le ministre aurait dû parler de « nos territoires ». « Je pense que ça nous invite clairement à nous asseoir ensemble et à discuter de ces sujets fondamentaux. Je pense que l’aspect de territoire, c’est notre identité : tout passe par là », a-t-il détaillé, en rappelant le désir exprimé par les Premières Nations que leur autodétermination et leur souveraineté soient respectées.
Ni la Constitution du Québec ni le chapitre du livre bleu sur les relations avec les Autochtones n’ont fait partie des sujets discutés lors de la rencontre, à laquelle se trouvait le premier ministre, le ministre Savard-Tremblay et le diplomate et négociateur en chef du gouvernement du Québec, Pascal Paradis.
A-t-il été question de l’ouverture du premier ministre canadien, Mark Carney, à abolir la Loi sur les Indiens ? « J’ai juste mentionné que ça avait été abordé à la rencontre de lundi », a répondu le chef Verreault-Paul, en référence à l’événement d’Ottawa auquel le premier ministre du Québec n’a pas assisté.
Priorité : itinérance
Le représentant de l’APNQL s’est félicité de la tenue d’une rencontre « très constructive », avec des discussions « franches et honnêtes ». Il a dit percevoir une volonté, de part et d’autre, d’établir une relation « de nation à nation ».
Et « bien sûr, le dossier de l’itinérance est une priorité, autant pour le Québec que pour les Premières Nations. Donc on s’est engagé à travailler ensemble dès maintenant », a ajouté le chef Verreault-Paul.
Son organisation s’est d’ailleurs fait garantir une place au sommet sur l’itinérance, prévu au début de l’année 2027.


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