NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un village médiéval de l'Aveyron va devenir la capitale du frelon asiatique durant une journée fin mai 2026. Scientifiques, élus et acteurs de terrain sont attendus.
Sur le même thèmeFrelons asiatiques
Par Fabien Hisbacq Publié le 25 mai 2026 à 10h02
Najac, dans l’Aveyron, est connu pour son château médiéval impressionnant. Mais durant une journée, le village va devenir la capitale du frelon asiatique…
C’est en effet ici que sera organisé le colloque France Frelon Asiatique 2026. Porté par Allo Frelons, cet événement national réunira des scientifiques, élus et acteurs de terrain pour évoquer la lutte contre ce prédateur le jeudi 29 mai 2026, de 15 à 19 heures, à L’Oustal Del Barry. Le but ? Mieux organiser la réponse face à une espèce désormais installée sur l’ensemble du territoire.
Introduit accidentellement il y a plus de 20 ans
« Depuis son introduction accidentelle en France en 2003 (premier nid observé en 2004), le frelon asiatique (frelon à pattes jaunes Vespa velutina nigrithorax) n’a cessé de progresser », explique Guillaume Castagné, cofondateur d’Allo Frelons. « En 2026, la situation est devenue critique, avec une colonisation généralisée du territoire métropolitain, une forte pression sur l’apiculture, des impacts sur la biodiversité et un risque sanitaire bien réel pour les habitants comme pour les intervenants », poursuit-il.
« Le cadre réglementaire a évolué avec la loi du 14 mars 2025 et son décret d’application du 29 décembre 2025, qui ont posé des bases plus structurées : plans départementaux, responsabilités clarifiées, financements et protocoles harmonisés. Mais un texte de loi, aussi attendu soit-il, ne règle pas tout », estime le spécialiste. « Sur le terrain, les collectivités, les apiculteurs, les entreprises spécialisées et les services techniques se heurtent à des questions très concrètes : qui décide, qui finance, qui intervient, selon quelles règles, avec quels moyens et avec quel niveau d’exigence ? C’est précisément pour répondre à ces enjeux opérationnels que ce colloque a été conçu », précise Guillaume Castagné.
Plusieurs tables rondes
Le colloque reviendra sur l’état de la colonisation en France et en Europe, les enjeux de 2026 et la présentation du livre blanc en trois volumes publié à l’occasion de l’événement.
Une première table ronde portera sur la loi 2025, les plans départementaux et les responsabilités locales. Une deuxième table ronde sera consacrée aux bonnes pratiques professionnelles : sécurité des opérateurs, Certibiocide, biocides autorisés, équipements de protection et qualité des marchés publics. Enfin, une troisième table ronde élargira la focale avec un travail de comparaison sur les plans nationaux et les retours d’expérience européens. Le colloque sera retransmis en direct sur YouTube, sur la chaîne Allo Frelons.
Aussi des ateliers
Au-delà du colloque lui-même, Allo Frelons profitera de ce même week-end pour réunir ses partenaires, techniciens locaux de confiance, venus de toute la France et fêter les 20 ans du réseau. Au programme : vide-dépôt, formation aux travaux en hauteur, rencontres amicales, activités techniques autour de la guêpe et du frelon, démonstrations et tests de matériels.
L’Occitanie très touchée
Allo Frelons estime à entre 500 000 et 1 000 000 le nombre de nids en France en 2025. Les départements les plus impactés sont la Gironde, la Dordogne, le Lot-et-Garonne, la Loire-Atlantique, la Vendée, le Maine-et-Loire, l’Indre-et-Loire, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l’Aveyron, le Gard, l’Hérault, les Pyrénées-Atlantiques et les Landes. L’Occitanie est donc particulièrement concernée par le phénomène.
Une progression fulgurante
« Chaque colonie peut produire plusieurs centaines de fondatrices, contribuant à une progression estimée à environ 70 kilomètres par an, sur le territoire », explique de son côté le ministère de la Transition énergétique, qui avait lancé une consultation sur le sujet en avril dans le cadre de son projet de plan national de lutte.
"Compte tenu de son implantation désormais généralisée, l’éradication du frelon asiatique n’est plus envisageable avec les moyens actuels. La stratégie repose désormais sur la mise en place de moyens de lutte efficaces, afin de limiter ses impacts".
« Prédateur opportuniste, le frelon asiatique s’attaque à une grande diversité d’insectes. En moyenne, près de 85 % de son alimentation est composée d’abeilles, de guêpes et de mouches, dont environ 40 % d’abeilles domestiques », indique aussi le ministère.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 month_ago
115



























.jpg)






French (CA)