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Depuis la signature du protocole d’accord entre Washington et Téhéran, à la mi-juin, aucune discussion profonde visant l’avenir du programme nucléaire iranien n’a été amorcée. La République islamique semble vouloir conserver le contrôle sur le passage maritime stratégique en imposant un système de péage en collaboration avec Oman.
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Donald Trump dit son texte avec conviction, tel un acteur de théâtre bien rodé. Mercredi 1er juillet, peu avant de monter à bord du nouvel Air Force One, un Boeing 747-8 à 400 millions de dollars (350 millions d’euros) récemment offert par le Qatar, le président américain répète une fois de plus devant les journalistes « sa » vérité : celle d’une domination écrasante des Etats-Unis sur l’Iran obtenue grâce à la force militaire.
« La dénucléarisation de l’Iran avance bien », lance le chef de la Maison Blanche avant de s’envoler vers le Dakota du Nord. « Nous les avons frappés très fort pendant trois nuits, mais nous nous entendons bien. Donc j’appelle ça dénucléarisation », insiste-t-il, évoquant les « progrès » des derniers pourparlers qui ont eu lieu, la veille, entre délégations iranienne et américaine à Doha, au Qatar.
Aux dires de proches des négociations, la réalité est tout autre. Depuis la signature, le 17 juin, du protocole d’accord entre Washington et Téhéran, pour mettre fin à la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, aucune discussion profonde visant l’avenir du programme nucléaire iranien n’a été sérieusement amorcée. Les parties prenantes en sont encore à parlementer sur la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz qui devait être un postulat du protocole. « La situation est finalement aujourd’hui comparable à celle du 8 avril, après le cessez-le-feu », se désole Elie Tenenbaum, directeur du centre d’étude de sécurité à l’Institut français des relations internationales (IFRI).
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