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Le terrain de soccer Olympique 1 porte bien son nom. Il y a exactement 50 ans, la France, le Mexique, le Guatemala, l’Union soviétique de l’époque et l’Iran disputaient des matchs éliminatoires à Sherbrooke pour les Jeux olympiques d’été de 1976.
Georges Laurent, cofondateur du club de soccer de Sherbrooke, n’a rien manqué. Dans les gradins, il était le marqueur de ces rencontres olympiques.
Il a eu l’honneur d'inscrire au tableau de pointage le but de la légende française Michel Platini, lors du duel entre la France et le Guatemala.
De l’avoir vu en personne jouer, ça me fait quelque chose.

Georges Laurent a entraîné des équipes locales, collégiales et universitaires pendant des dizaines d'années à Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile
Georges Laurent tient à souligner que le soccer olympique à Sherbrooke, c’est en grande partie grâce à Roger Frot, décédé cette année.
Roger Frot, c’était le père du soccer à Sherbrooke. Moi, j’étais un de ses fils, dit-il.
Les athlètes du Mistral de Sherbrooke et des Volontaires du Cégep de Sherbrooke foulent maintenant le terrain olympique qui avait été aménagé sur une ancienne piste équestre.
Le legs précieux à Bromont
Le legs des Jeux olympiques est toujours bien vivant en Estrie. Chaque été, dans le manège olympique, des centaines de cavaliers de l’International Bromont se disputent la première place de l’incontournable concours équestre canadien.
Roger Deslauriers a été aux premières loges de la construction du parc, mandaté par le comité organisateur pour les Jeux de Montréal.

Roger Deslauriers a voyagé jusqu'en Europe pour s'inspirer des plus beaux parcs équestres avant d'aménager celui de Bromont.
Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile
C'était le cadeau de Dieu [...] Le Québec a toujours été l’enfant pauvre du sport équestre, lance d’emblée le copropriétaire du centre équestre de Bromont.
C’est le parc équestre le plus beau, le plus reconnu et le plus adéquat de l’est du Canada.
Le projet a toutefois nécessité un travail acharné pour transformer une grenouillère en parc équestre.
Mission accomplie : la reine Elizabeth II et le prince Charles ont fait une apparition devant une foule monstre en juillet 1976.
La médaille d’argent de Michel Vaillancourt a marqué le Québec. C’était le highlight des jeux pour nous, se souvient Roger Deslauriers.
Tous les jeunes de la région peuvent entrer dans ce manège et compétitionner où les très grands ont compétitionné. C’est extraordinaire, se réjouit-il.

Le parc équestre de Bromont a été construit en 1974 pour recevoir toutes les compétitions équestres des Jeux olympiques de Montréal.
Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile
Le sport dans l’ADN de Sherbrooke
Sherbrooke a été la seule ville à l’extérieur de Montréal à présenter plus d’une compétition. Le Palais des sports Léopold-Drolet, la maison du Phœnix de Sherbrooke, avait accueilli les compétitions de handball.
Le cégep a servi de lieu d’entraînement et d’hébergement pour les athlètes.
La ville olympique deviendra un choix inévitable pour la tenue d’événements sportifs d’envergure. Les Jeux du Québec, les Jeux du Canada et certains mondiaux ont choisi Sherbrooke.
Ce que les Jeux olympiques de Montréal ont amené, c’était l’éveil du sport amateur au Québec.
Sherbrooke a reçu l’année suivante les Jeux du Québec 1977. C’est comme si les gens avaient dit qu’on en veut encore, mentionne Jacques Petit.
Les gens ont appris ce qu'était le sport, ajoute le Sherbrookois Pierre Turgeon.
Le journaliste avait troqué son boulot en 1976 pour intégrer l’équipe des communications au Comité organisateur des Jeux olympiques.

Pierre Turgeon a travaillé pour le comité organisateur des Jeux olympiques de Montréal. Jacques Petit a participé au relais de la flamme olympique, alors jeune athlète amateur.
Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile
Cinquante ans plus tard, on m’en parle encore! Oui, je suis très fier d’avoir participé [...] Bravo à nous autres! On l’a fait, dit-il.
Cette réussite continue d'inspirer les jeunes athlètes, 50 ans plus tard.


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