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ScreenshotLa gauche occidentale et notamment française a peur du retour sur scène de la Savak, la police politique du Shah qui s’est mise pourtant au service de l’ayatollah Khomeiny, une fois qu’il a pris le pouvoir à Téhéran en 1979. Et elle le fait savoir avec un tel tintamarre pour oublier le peuple iranien dans sa lutte contre le satanisme des mollahs.
La majeure partie des membres de la Savak avaient retourné leur veste pour mettre leur expertise de la torture au service des mollahs. Et en plus, les techniques de la torture ont été considérablement perfectionnées sous le régime de l’islam politique de l’ayatollah Khomeiny. Et face à cette industrialisation de la torture, la gauche reste muette, elle qui est si prompte à dégainer au moindre écart de langage venant de ses adversaires. « Le fascisme est de retour » s’égosille-t-elle alors.
Les Iraniens qui composaient la Savak s’étaient transmutés en de véritables adeptes d’Allah, le vengeur, en l’espace d’une nuit. Et comme par hasard, la gauche ne s’est pas aperçu de ces transfuges au service d’une organisation plus redoutable que la défunte Savak.
Le roi est mort, vive le roi. Il n’y a rien de nouveau !
Pour absoudre son aide active dans la prise de pouvoir de l’ayatollah Khomeiny, la gauche déterre les atrocités de la Savak. En vérité, elle ne veut pas se dédouaner et reconnaître sa participation au génocide iranien qui se déroule actuellement à Téhéran. Elle est sous l’emprise de l’amnésie et refuse d’admettre publiquement que ce qu’avait fait la Savak au temps du Shah est incomparable avec les massacres perpétrés par les mollahs, ces assoiffés de sang qui sont au service d’Allah et de son prophète. Ils se considèrent d’ailleurs comme des purificateurs sur Terre pour le triomphe de la voix d’Allah. En un mot, des messianiques avant l’heure.
La gauche avait agi pareillement durant la décennie noire (la guerre civile islamiste) en Algérie avec son concept « qui tue qui ». Elle s’était mise du côté des égorgeurs du GIA sans se questionner, tout en mettant des cibles dans le dos des intellectuels algériens qui furent assassinés au nom d’Allah. À l’époque, la France officielle sous domination de la pensée gauchiste avait refusé de leur délivrer des visas. Par contre, les égorgeurs assermentés et missionnés par « Allahu akbar » (GIA et affidés) avaient obtenu l’asile politique, au pays des droits de l’homme, en toute transparence et sans aucune difficulté. Et ces mêmes égorgeurs sont, de nos jours, les propagateurs les plus acharnés du séparatisme islamique. Ils sont en première ligne pour imposer le halal et le voile, ces puissants vecteurs de l’islamisation de la France. Comme toujours, la gauche est victime de son succès de la compromission. En fin de compte, la gauche, c’est toujours l’arroseur arrosé.
La gauche est un l’idiot utile de l’islam. Elle croit qu’il détient la vérité suprême mais oublie qu’elle est dans le déni permanent, confondant le blanc et le noir.
Elle ne déroge jamais à ses principes de base qui sont la haine de soi et une dhimmitude assumée sans aucun complexe. Son admiration pour l’islam est totale et puise ses origines dans le syndrome de Stockholm. Elle considère son combat avant-gardiste pour l’islam comme une cause juste. Son engagement pour ce combat est devenu un réflexe pavlovien et même existentiel. Son alliance avec la secte des Frères musulmans démontre une stratégie du nombre grâce auquel elle espère se refaire une virginité électorale. Et elle justifie cette alliance contre-nature au nom du combat des opprimés. Du coup, elle épouse sans détour la rhétorique de l’islam : celui qui se soulève contre l’autorité religieuse islamique pour retrouver sa liberté devient un contre-révolutionnaire, un ennemi d’Allah et de son prophète. Et elle l’assimile à un suppôt du capitalisme. Elle rejoint, en se tortillant les fessiers, le « camp du Bien », celui de la charia qui martyrise la femme. Elle suit à la virgule près ce qu’Allah a dit dans le Coran : « « Et ceux d’entre vous qui se détourneront de leur foi et qui mourront incroyants, leurs œuvres seront vaines dans ce monde et dans l’autre. Ceux-là sont les gens du Feu et ils y resteront longtemps. » (2 : 218).
« Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour Dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation » (sourate 4, verset 59).
Le prophète de l’islam recommande lui-aussi à ses adeptes : « Celui qui m’obéit, obéit à Allah ; et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit à son émir, m’obéit ; et celui qui désobéit à son émir, me désobéit » (sahih Al-Bukhuri (7137), et sahih Muslim (1935).
Et c’est ce qu’affirment haut et fort les mollahs de Téhéran pour justifier le massacre des manifestants iraniens de la liberté.
Dans sa féroce répression contre son propre peuple, Khamenei a fait venir en renfort les milices chiites irakiennes, syriennes et libanaises pour seconder ses sbires, les pasdarans et les bassidjis.
Hélas, la gauche bien-pensante n’a pas entendu les cris des femmes et des filles qui se font violer à la nuit tombante dans les rues de Téhéran par les cavaliers d’Allah, sans peur et sans reproche.
Et mais où est-elle allée cacher sa honte, cette gauche caviar pour ne pas voir le sang de la jeunesse iranienne qui se déverse dans les avaloirs des rues d’Ispahan ?
L’alignement idéologique tiers-mondiste de la gauche l’empêche d’ouvrir les yeux et de voir le réel. Elle préfère soutenir les dictatures du « Sud global » au nom du combat contre l’impérialisme américain que de défendre des « vrais opprimés » qui scandent à Téhéran « à bas le dictateur ».
La gauche ne versera pas une larme pour les peuples qui se font voler et massacrer par leurs dirigeants. L’essentiel pour elle, c’est que ces derniers ne renoncent pas au combat contre le capitalisme américain, même au prix des milliers de morts.
Pour elle, la révolution du peuple iranien contre la tyrannie des mollahs ne lui convient pas, car elle y voit une forme d’islamophobie qu’elle combat en Occident. Sa position est facile à comprendre : elle refuse de faire son mea-culpa.
Sa boussole est à géométrie variable. Pour elle, il y a les bonnes et les mauvaises victimes. Et les Iraniens se trouvent du côté de l’axe du Mal, car ils veulent répudier l’autorité des mollahs qui représentent l’islam politique dans sa plus vile forme.
La gauche est aveuglée et empêtrée dans sa suprématie idéologique et sectaire qui la condamne à défendre les égorgeurs de Téhéran, au détriment des suppliciés.
La répression et les pendaisons ne feront pas reculer les révolutionnaires iraniens. Ils continueront à se battre, aujourd’hui et demain, jusqu’à la chute de l’islam politique.
Pendant ce temps, la gauche occidentale regarde ailleurs, elle est dans un déni criminel. Elle refuse d’admettre qu’un peuple, aux mains nues, est en train de se faire massacrer par l’islamo-nazisme, leur allié bien-aimé.
Pour l’ayatollah Khamenei, celui qui se soulève contre son pouvoir se révolte contre Allah. Ce sinistre personnage, adepte du Velayat-e faqih, s’appuie sur le verset 33 de la sourate 5 pour décréter la guerre totale contre les Iraniens qui manifestent dans les principales villes d’Iran. En effet, il est écrit dans le Coran : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la Terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment » (sourate 5, verset 33).
L’Occident soutiendra-t-il le soulèvement révolutionnaire des Iraniens comme il avait aidé l’ayatollah Khomeiny en 1979 à chasser le Shah et à prendre sa place ?
Pour le moment, il n’y a que le Président américain Donald Trump qui semble être engagé sur la voie du soutien sans réserve au valeureux peuple iranien.
Quant aux autres puissances occidentales, elles sont dans un attentisme complice qui permet aux mollahs de réprimer dans le sang la révolution démocratique iranienne.
Les pasdarans et les bassidjis massacrent industriellement (entre 12 000 et 20 000 morts) les Iraniens, et pendant ce temps, la gauche occidentale met sur le même pied d’égalité les égorgeurs et les égorgés. Embrouillée dans ses contradictions, elle se laisse entraîner par son amour à l’islam politique dans les abîmes de l’histoire.
Mais où est-il passé, son magistère du Bien dont elle se pare depuis des décennies ?
L’Occident qui a livré l’Iran, en 1979, à l’islam barbare et criminel, doit comprendre qu’actuellement se joue à Téhéran l’avenir de la démocratie à l’échelle de la planète.
La révolution des Iraniens est une lutte acharnée entre l’islam politique et sa mort.
L’avenir de l’Occident dépend de la victoire ou de la défaite de la révolution iranienne.
Hamdane Ammar





























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