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Face à la menace de Donald Trump d’interdire la vente d’avions de Bombardier en sol américain, le sous-traitant aéronautique Delastek, à Shawinigan, préfère, pour l'instant du moins, réserver ses commentaires. L'entreprise indique que tout se déroule normalement jusqu’à nouvel ordre.
Delastek fabrique, notamment à partir des États-Unis et du Mexique, les consoles du poste de pilotage des appareils de Bombardier.
Le syndicat Unifor, qui en représente les employés de même que plus de 7000 autres dans l'industrie aéronautique canadienne, estime qu'il est difficile de savoir exactement à quoi s'en tenir avec le président Trump, mais que la menace est préoccupante.
Est-ce que ça va réellement s’incarner? On ne le sait pas encore, trop tôt pour le dire. Est-ce que ça nous préoccupe? Énormément , affirme Daniel Cloutier, directeur pour le Québec d'Unifor. Il assure être déjà en communication avec Bombardier et le gouvernement fédéral.
Daniel Cloutier rappelle que l'entreprise représente 3 500 emplois dans plusieurs États américains. À cela s’ajoutent 10 000 emplois qui sont sécurisés à travers des sous-traitants. Selon le site web de Bombardier, elle fait affaire avec plus de 2 000 fournisseurs à travers le monde.
On imagine que quelqu’un quelque part va expliquer au président que sa lubie contre Bombardier va lui faire beaucoup plus mal, ajoute le directeur pour le Québec d'Unifor.
Les entreprises en mode analyse
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Trois-Rivières explique que les entreprises de la région sont en mode analyse vu les revirements constants de la situation. Tout le monde craint avec quelle intensité la vague peut nous frapper, affirme Anik Métivier.
Celui qui est aussi PDG de l’administration portuaire au Port de Trois-Rivières observe que l’incertitude actuelle empêche des investissements, de l’innovation. Je pense qu’il fallait répondre de façon ferme [...] J’ose croire que ça fait partie d’une stratégie visant à ramener les parties le plus vite possible autour de la table pour reprendre des négociations qui vont être constructives, déclare-t-il.
Avec les nouveaux tarifs imposés sur l’acier provenant des États-Unis, le port de Trois-Rivières pourrait être mis à profit. Véritable plaque tournante de l’acier, les importations de la matière première en provenance d’Europe et de l’Asie pourraient y augmenter. Anik Métivier assure que le site a la capacité d’en recevoir plus.


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