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Six hommes sont sous contrôle judiciaire après que de l’essence « en quantité » a été trouvée dans des véhicules près de la base militaire de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre. De nombreuses zones d’ombre entourent cette affaire sur laquelle plane l’ombre de l’Iran, estime Londres.

Un bombardier B-1 de l’armée de l’air américaine sur la base militaire de Fairford, au Royaume-Uni, le 27 septembre 2026. Un bombardier B-1 de l’armée de l’air américaine sur la base militaire de Fairford, au Royaume-Uni, le 27 septembre 2026.

Les Etats-Unis ont annoncé avoir retiré leurs bombardiers B-1 de la base militaire britannique de Fairford, suite à l’incident qui a conduit à l’arrestation de plusieurs suspects. « Tous les bombardiers américains qui avaient été déployés sur la base de la RAF Fairford ont été redéployés vers leurs bases d’origine aux Etats-Unis », a déclaré, dimanche 4 octobre, le Pentagone, dans un communiqué.

Fin septembre, la police était intervenue près de la base aérienne de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, après un appel passé aux services d’urgence signalant « trois véhicules suspects ».

A l’intérieur des véhicules, la police a dit n’avoir trouvé « aucun engin explosif », mais de l’essence « en quantité ».

Téhéran nie toute implication

Depuis, six hommes ont été arrêtés, cinq Britanniques sur place, puis un Britanno-Iranien quelques jours plus tard, pour des soupçons de « préparation d’un acte terroriste ». Ils ont tous été relâchés sous contrôle judiciaire et de nombreuses zones d’ombre entourent cette affaire.

Mercredi, le premier ministre britannique, Andy Burnham, a affirmé qu’il existait de « fortes indications » de l’implication de l’Iran dans cet incident, ce qu’ont rejeté les autorités iraniennes.

La base de Fairford est utilisée depuis le mois de mars par les Etats-Unis dans leur guerre contre l’Iran pour des « opérations défensives », d’après Londres.

Le Monde avec AFP