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En moins de trois semaines, le prix du litre d’essence a augmenté d’une quarantaine de cents au Nouveau-Brunswick.
Dimanche, le prix maximal, incluant la taxe de vente, s’élevait à 1,82 $, selon la Commission de l’énergie et des services publics.
Les répercussions de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a des répercussions sur les entreprises néo-brunswickoises.
La Sunnat Bazar d'Orient, à Moncton, ressent déjà l’impact sur son chiffre d’affaires.
Le coût est déjà difficile, donc, c’est sûr que les achats, on doit revoir, dit Ali Charif Djaloud. C’est difficile, on commence à [le] sentir.

Ali Charif Djaloud, du commerce La Sunnat Bazar d'Orient, à Moncton.
Photo : Radio-Canada
Depuis le début du conflit, les échanges se sont temporairement rompus avec des fournisseurs à Dubaï, aux Émirats arabes unis.
Les colis qui sont là, on ne sait pas quand est-ce qu’on va les recevoir .Pour faire encore une commande, ce n’est pas sûr pour l’instant, explique Ali Charif Djaloud. On a dû arrêter de faire des commandes en attendant que ceux déjà qui sont là-bas arrivent.
La facture au consommateur
C’est une pression qui s’ajoute à celles déjà existantes, indique Louis-Philippe Gauthier, vice-président, Atlantique à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).
Tout ça, c’est recouvert, malheureusement, d’une réalité qui est là depuis plusieurs mois : la demande est à la baisse, déclare-t-il.
Nos entreprises nous rapportent que les gens achètent moins, explique-t-il.
D’après un sondage de la fédération, le coût des intrants et des matières premières est la principale préoccupation de 44 % des propriétaires d'entreprise.
Les entreprises seront possiblement obligées de transférer la facture au consommateur, [ce] qui pourrait engendrer une augmentation de l’inflation, avance Louis-Philippe Gauthier.

D'après Statistique Canada, le prix des aliments a augmenté de plus de 30 % en cinq ans. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Chris Young
L’incertitude entourant ce conflit armé qui se répercute à travers la région — notamment avec le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié — prive les commerçants de la stabilité nécessaire pour planifier leurs affaires.
Si au moins le conflit s’était stoppé. Là, on sait qu’il y a déjà des dégâts, mais on ne sait pas quel niveau on va aller, constate Ali Charif Djaloud.
On ne sait pas du tout, parce que tous les jours, ça continue et ça continue. Et pour demain, on ne sait pas comment ça va se passer. Vraiment, c’est inquiétant, dit-il.
D’après le reportage d’Allie Chouinard


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