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Les engagements concrets n’ont pas été nombreux, mais les échanges ont été animés lors du débat électoral dans Abitibi-Est, tenu jeudi soir à Val-d’Or.
Organisé par la Chambre de commerce de Val-d’Or, le débat a réuni quatre des six candidats en lice, soit le député sortant Pierre Dufour, du Parti libéral, et ses adversaires Manon Barbe, de la Coalition avenir Québec, Stéphane Tremblay, du Parti québécois, et Sara Germain, de Québec solidaire.
Favorisant les échanges directs entre les candidats, la soirée qui a attiré plus de 250 personnes a tourné autour des thèmes de l’économie, des enjeux de société et de la gouvernance.

Le débat a attiré plus de 250 personnes à Val-d’Or.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
Les redevances
La question des redevances sur les ressources naturelles a bien sûr occupé une place de choix, chaque candidat exprimant la volonté de son parti de redonner davantage à la région.
Nous avons été les premiers à nous engager et nous allons doubler les redevances pour donner du pouvoir à la région, a promis la caquiste Manon Barbe. Et c’est à la région de choisir comment distribuer ces sommes. Ce n’est pas à Québec de faire du mur à mur et de décider pour nous.
Le péquiste Stéphane Tremblay estime pour sa part que la proposition de redonner 10 % des redevances aux régions minières est la plus généreuse sur la table.
Mais c’est une base de travail, ajoute-t-il. Quand on sera en meilleure position, on pourra chercher à les augmenter.

Chaque parti y est allé d'une proposition sur le pourcentage de redevances ou le montant que la région devrait récupérer pour ses ressources. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseuté Elevra Lithium / Dany Forget
Se disant fier d’avoir mené le combat pour les redevances au cours de sa dernière année comme député indépendant, Pierre Dufour a lui aussi avancé des sommes importantes pour la région.
Il ne faut pas avoir honte de revendiquer un montant plus élevé que ce qui est sur la table, exprime le libéral. Pour moi, ce n’est pas en bas de 25 %, ce qui pourrait représenter 250 M$ juste pour les mines. C’est un point d’ancrage minimum que je veux aller chercher.
Un discours qui a fait réagir Sara Germain, de Québec solidaire, dont le parti promet 200 M$ pour les trois principales régions minières du Québec.
Ça voudrait dire de 65 à 68 M$ pour la région, souligne-t-elle. Je suis curieuse de voir le chiffre du PQ, parce que ça ne me semble pas la proposition la plus généreuse. Aussi, M. Dufour ne dit pas que le PLQ n’a pas chiffré sa promesse sur les redevances. C’est ce qu’il dit vouloir aller chercher, mais pas ce à quoi le parti s’est engagé.
Attaques contre la CAQ
À de nombreuses reprises au cours du débat, Manon Barbe a été appelée à défendre le bilan de la CAQ.
Elle a notamment été interpellée par Stéphane Tremblay sur le rapport de la firme Aviseo concernant le déficit dont souffre la région en termes d’investissements gouvernementaux.
Savez-vous ce que la CAQ a fait avec le rapport Aviseo, au moment où il a été présenté?, a-t-il questionné. Je vais vous donner la réponse. François Legault a cherché un autre expert pour l’invalider. Il n’a pas été étudié, il a été mis sur une tablette.
Aujourd’hui, on a une nouvelle équipe autour de Christine Fréchette, a rétorqué Manon Barbe. J’ai choisi ce parti, parce qu’on est une coalition avec des opinions et des expertises différentes qui travaillent dans un but commun. Le rapport a été étudié et c’est pour ça qu’on prend des engagements clairs, dont les redevances et l’adaptation des programmes.

Les candidats lors du débat.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
Manon Barbe a aussi dû essuyer une attaque de Sara Germain sur la crise du logement.
La CAQ a passé huit ans à nier la crise du logement. Québec solidaire a proposé de construire plus de logements sociaux, de mieux contrôler le prix des loyers et d’empêcher les rénovictions et la CAQ a voté contre à chaque fois. Madame Barbe, vous qui êtes du milieu communautaire, comment pouvez-vous vous présenter pour la CAQ?
Je pourrais essayer d'expliquer toutes les décisions de la CAQ. Je n’ai pas envie d’être juste en train de défendre le bilan. Il faut assumer, il est là. Est-ce que je peux faire différent, je crois que oui, j’ai assurément les coudées franches auprès de la première ministre.
Bilan du député sortant
Sur la question de la gouvernance, les candidats ont été appelés à préciser de quelle façon ils croient pouvoir influencer les décisions du gouvernement au profit de la région.
À ce sujet, Pierre Dufour affirme que son travail comme député, même indépendant, a porté fruit au cours de son mandat.

Sara Germain, de Québec solidaire, Manon Barbe, de la Coalition avenir Québec, Stéphane Tremblay, du Parti québécois, et Pierre Dufour du Parti libéral du Québec ont croisé le fer jeudi soir.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
J’ai gardé des contacts avec les ministres et les collègues. Avec de bonnes relations, un député peut faire avancer des dossiers ici, s’il est bien structuré et bien documenté, ajoutant être fier de la réalisation des dossiers des garderies et de la piste de l’aéroport de Val-d’Or au cours des derniers mois.
Notons que Jean-Philip Girard, du Parti conservateur du Québec, et Christian Savard, de Climat Québec, n’ont pas répondu à l’invitation de la Chambre de commerce pour participer au débat.


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