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Des étudiants de La Cité universitaire francophone sont sortis de leurs salles de classe traditionnelles pour échanger avec les trois candidats qui briguent les deux postes de députés communautaires de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) du district d’Oskana–Qu’Appelle, anciennement Regina.
Organisée par l'établissement postsecondaire, la rencontre visait à faire connaître les candidats et leur vision pour le district. André Magnan a pris part aux échanges en personne, tandis qu'Annie Audet et Jean-Marc Nadeau se sont joints aux discussions par vidéoconférence.
Les profils des trois candidats sont d'ailleurs présentés cette semaine : celui d'Annie Audet a été diffusé mercredi, celui d'André Magnan jeudi, et celui de Jean-Marc Nadeau paraîtra vendredi.
[On a] une population assez importante de francophones sur le campus, donc leur donner l’occasion d’écouter et puis les motiver à aller voter, à participer au processus démocratique, souligne Michael Akinpelu, professeur agrégé présent lors de l’activité.
Le professeur en sociolinguistique estime que ce type de tribune permet aux jeunes de développer leur sentiment d'appartenance à la communauté fransaskoise. Il constate d'ailleurs que plusieurs étudiants de La Cité universitaire francophone peinent encore à s’identifier à la fransaskoisie.
Il faut, en passant par des activités comme ça, promouvoir non seulement la communauté, mais aussi parler de ce qui se passe, surtout ici, à l’université, pour mobiliser les étudiants, étudiantes à participer à la vitalité de la communauté
Une occasion pour poser des questions
Sarah Pauze, l’une des étudiantes participantes, rappelle l’importance de ces événements pour en apprendre davantage [sur la fransaskoisie] et de promouvoir notre langue.
Comme minorité, c'est très important de se battre pour notre langue et se rendre à ces événements pour dire qu'on est là. Et le plus qu’on se regroupe, le plus que les gens vont nous voir et qu’on aura notre place dans notre pays bilingue, affirme-t-elle.

Sarah Pauze a posé une question aux candidats sur les Jeux de la francophonie canadienne.
Photo : Radio-Canada / Will Draper
Lors de la séance, Sarah Pauze a d’ailleurs interpellé les candidats quant à leur vision des Jeux de la francophonie canadienne. Ce sujet l'intéresse tout particulièrement, d’autant plus que les prochains Jeux auront lieu à Regina en 2028.
Je suis quand même étudiante de l'Université de Regina et je viens quand même des Territoires du Nord-Ouest et c'est quelque chose que nous aussi on parle dans notre fédération franco-ténoise. Donc, c'est juste voir les différentes communautés, comment eux abordent le sujet, résume-t-elle.
Rowynn Skagos a elle aussi assisté attentivement aux échanges. Issue d’une famille anglophone, elle s'est approprié le français au fil de son cheminement en immersion. Elle confie n’avoir découvert l’existence de l’ACF qu’il y a moins d’un an.
Ce parcours l'amène à souhaiter que l’ACF soit plus en contact avec les écoles d’immersion. Provenant d'une école d'immersion, je n’ai jamais interagi avec la communauté fransaskoise, affirme-t-elle.
Les deux étudiantes ont apprécié le niveau de préparation des candidats pour répondre aux questions de la relève. Elles ont souligné que certaines questions ont toutefois bousculé les candidats.
C'est important d’être inconfortable. C'est une bonne chose, résume Rowynn Skagos au sujet de ce genre d’échanges ouverts. Une opinion qu'a également partagée Sarah Pauze.
Avec les informations de Emmanuel Do Prado


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