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Les avocats de l’aide juridique seront en grève du 31 août au 4 septembre afin de dénoncer l’impasse des négociations avec Québec, alors qu’ils travaillent sans contrat de travail depuis plus de trois ans.
Les avocates et avocats de l’aide juridique des régions affiliés à la Fédération des avocats de l’aide juridique du Québec (FAAJQ) souhaitent notamment que le gouvernement respecte le principe de parité salariale avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales.
La fédération souligne que le principe de parité salariale entre les avocats de l’aide juridique et les procureurs aux poursuites criminelles et pénales est reconnu par Québec depuis plus de 50 ans et aurait été réaffirmé par écrit lors de la dernière ronde de négociations.
Toutefois, le Conseil du trésor aurait offert une augmentation salariale de 17 % aux procureurs aux poursuites criminelles et pénales, aux procureurs de la LANEQ ainsi qu’aux avocats de l’aide juridique affiliés à la CSN. L’offre faite aux avocats de l’aide juridique affiliés à la FAAJQ serait plutôt de 14,54 %.
Selon la FAAJQ, cette grève vise aussi à dénoncer les difficultés liées au recrutement et à la rétention des avocats.
L’organisation estime que l’absence de conditions de travail comparables à celles des procureurs fragilise les équipes et pourrait avoir des répercussions sur la qualité de la représentation juridique offerte aux personnes ayant recours à l’aide juridique.
La FAAJQ demande ainsi au gouvernement de conclure rapidement une entente qui, selon elle, permettrait d’attirer, mais surtout de retenir plus d’avocats compétents.
« L’accès à une représentation juridique de qualité en dépend », soutient la fédération.
Roseline Pelletier
Initiative de journalisme local


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