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Les 24 Heures du Mans - L’histoire d’une course mythique (Arte.tv) : une grande aventure humaine

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Les 24 heures du Mans - L’histoire d’une course mythique sur Arte.tv.

Les 24 heures du Mans - L’histoire d’une course mythique sur Arte.tv. Arte.

À une semaine de l’édition 2026, le documentaire de Thomas Ammann plonge dans l’histoire de la course la plus prestigieuse au monde, mais laisse un goût d’inachevé.

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« Le Mans, c’est une drogue », avoue, dès les premières minutes des 24 Heures du Mans  - L’histoire d’une course mythique, Philippe Sinault, le responsable du programme endurance d’Alpine. Pas seulement pour les constructeurs et les pilotes qui aspirent, depuis 1923, à entrer dans l’histoire des deux tours d’horloge sarthois en inscrivant leurs noms au palmarès. Certains spectateurs, devenus accros à l’épreuve, n’ont pas manqué une seule édition depuis près de quarante ans. Tiens : comment est née cette course, au milieu des Années folles ? Ce n’est pas en regardant ce documentaire qu’on l’apprendra. Dommage. À la décharge du producteur, résumer en 45 minutes l’histoire plus que centenaire de la course la plus prestigieuse au monde tenait de la gageure.

À trop vouloir passer en accéléré - comme les bolides dans la fameuse ligne droite des Hunaudières - une histoire en or, ce documentaire en oublie parfois l’essentiel. Certaines des 93 éditions disputées entre 1923 et 2025 comptent pourtant double par l’intensité des duels, le suspense haletant, la dramaturgie de certaines séquences et leur rôle en tant que laboratoire technologique. On (re)découvre avec effroi les images de la tragédie de 1955. C’est l’année du duel entre la Jaguar Type D de Mike Hawthorn et la Mercedes 300 SLR pilotée par les deux stars de l’époque : Juan Manuel Fangio et sir Stirling Moss.

Lire le dossier 24 Heures du Mans 2026 : au cœur de la mythique course d’endurance

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Un enregistrement de ce dernier explique que des réactions en chaîne sont à l’origine de la plus grande catastrophe de l’histoire du sport automobile. Avant de se rabattre pour rejoindre son stand, à l’époque la piste n’est pas séparée de la pit lane, Hawthorn double l’Austin-Healey de Lance Macklin qui se déporte sur la gauche. Le cabriolet anglais se retrouve sur la trajectoire de la Mercedes de Pierre Levegh qui ne peut l’éviter. La Flèche d’argent est projetée contre le muret de terre, se désintègre tout en prenant feu et ses morceaux transformés en projectiles fauchent le public massé au pied des tribunes. Le funeste bilan sera de 83 morts et 120 blessés.

La gent féminine au volant

La course automobile est dangereuse. Les pilotes le savent. Plus d’une vingtaine d’entre eux a perdu la vie sur l’asphalte manceau. Surtout à l’époque où, au départ, les pilotes traversaient la piste en courant pour monter dans leurs bolides, et où la ligne droite des Hunaudières n’était pas entrecoupée de chicanes. Les voitures filaient à plus de 380 km/h. Pas de quoi refroidir les femmes, qui, une fois la visière du casque abaissée, sont animées par la même rage de vaincre que les hommes. N’est-ce pas, Anny-Charlotte Verney ? Enfant du Mans et dix participations à son actif, elle raconte qu’il ne fallait pas la chercher sur la piste. Elle était capable de donner un coup de pare-chocs. Depuis sept ans, la gent féminine a ses ambassadrices : l’équipe Iron Dames. En 2023, ces équipages féminins ont occupé la tête de la catégorie GT avant de connaître un pépin technique.

Le Mans ne pardonne rien. C’est ce que le film met en évidence. Le Mans est la seule course au monde à sublimer le travail d’équipe. En plus d’une préparation physique exigeante, les pilotes passent des journées entières dans le simulateur pour connaître par cœur chaque centimètre de piste. Quant aux mécaniciens, ils reproduisent des centaines de fois les gestes d’un changement de pneus et d’un ravitaillement avant le jour J. Si la course se gagne en piste, elle peut aussi se perdre dans les stands. Malgré une parfaite préparation, Timo Bernhard, premier en 2017, reconnaît « que l’épreuve choisit son vainqueur. » En 2025, le Polonais Robert Kubica a passé en tête la ligne d’arrivée au volant d’une Ferrari. Le producteur a omis qu’il pilotait avec le bras droit handicapé…

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