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Inutile de revenir sur ses multiples gaffes à l’antenne révélant autant son inculture que son incompréhension de la société française. Avec ses prétentions à dire aux gens ce qu’ils doivent penser. Et à corriger leurs « mauvaises pensées » dans un mélange de discourtoisie, de dissonance cognitive et d’arrogance.
Elle n’est pas la seule à détourner la télévision d’État pour mener son battage politicien. Mais elle le fait avec un culot décomplexé inédit. Socialiste du fait de son homme. Immigrationniste en raison de ses origines. Mondialiste parce que la disparition de la France est un rêve pour les gens sans racines. Elle se sent tellement protégée en haut lieu qu’elle n’essaie même pas de créer une illusion d’honnêteté journalistique entre pseudo neutralité et équilibre bancal.
La façon dont elle a traité Jordan Bardella qui représente la moitié des Français, et plus avec ses alliés potentiels, exprime mieux que toute diatribe la nécessité d’évincer des antennes ce genre de virago.
La Libanaise Salami a beau avoir un passeport français comme l’Égyptien Nagui qui vomit sa haine du FN entre deux chansonnettes, nos concepts de nation et de patriotisme leur sont hermétiques… Je ne leur reproche pas d’être restés loyaux envers leurs anciens pays qu’ils ont fui. Il n’y a rien de plus naturel que la nostalgie. Mais il est insupportable de les laisser se remplir les poches en déversant leur bile et leur fiel sur les Français d’origine française ou européenne qui sont attachés à leur civilisation.
Elle voulait piéger Bardella. Le discréditer. Le ridiculiser. Pour ce faire, elle a usé et abusé de toutes les ruses médiatiques à la disposition des imprécateurs de gauche. Les questions vicieuses, les reportages orientés, les propos malveillants, les invités agressifs. Dès les premières images, on repère les trucages et l’émission perd en crédibilité ce qu’elle gagne en agressivité. Ne pouvant satisfaire que des militants islamo-gauchistes. Pour essayer de toucher un large public, il faut plus de subtilité.
Avec Bardella, tout commence par un malaise palpable sur le plateau. La présentatrice de « quelle époque » n’essaie même pas de masquer son hostilité. Son invité est un ennemi politique et elle est mandatée pour le démolir. Avec le privilège de la femelle. Un mâle qui réplique vivement à une harpie est disqualifié… Mais même des gens qui ne sont pas forcément électeurs du RN ont été irrités par un procès à charge où l’accusé, réputé excellent débatteur, n’avait pas le droit de se défendre.
Parole coupée maintes fois en plateau, propos tronqués au montage, rires connivents des invités (ou préenregistrés ?) réactions condescendantes sinon méprisantes de Alla (qui a honte de son prénom de naissance ?) séquences et témoignages calibrés pour le desservir, aucun des ces pièges minables ne lui a été épargné pour le faire trébucher.
Mais la France profonde a commencé à se réveiller et la Salami qui se prend toujours pour la reine des antennes subit une nette érosion de son audience
Cette séquence odieuse n’est pas passée inaperçue. Les présentateurs qui se prennent pour des procureurs passent mal. Dans les heures qui ont suivi, la Libanaise s’est retrouvée à son tour sur la sellette au cœur du débat actuel brûlant mêlant politique, télévision publique, financement des émissions de propagande et rémunérations excessives des donneurs de leçons.
Quelques jours plus tard sur LCI, Jordan Bardella a dénoncé un montage malhonnête et s’est plaint d’avoir été la cible des moqueries de godelureaux invités pour le parasiter sinon esquiver un véritable débat de fond. Lorsqu’il affirme que les règles du jeu médiatique ne sont pas les mêmes pour les responsables politiques selon qu’ils sont de droite ou de gauche, patriotes ou mondialistes, c’est une évidence.
Dans la foulée, les critiques se sont polarisées sur la « journaliste » qui outrepasse ses fonctions. En rappelant que des consœurs mariées ou à la colle avec un politicard en vue, avaient eu la décence de se faire porter pâles quand la direction ne leur offrait pas des vacances.
Se sont éclipsées ou l’ont été par la hiérarchie, Anne Sinclair because DSK, Marie Drucker because François Baroin, Audrey Pulvar because Arnaud Montebourg, Valérie Trierweiler because Patapouf. Mais avant la Salami, Béatrice Schönberg maquée à Jean-Louis Borloo et Isabelle Saporta liée à Yannick Jadot ont donné le mauvais exemple en squattant leur antenne.
Bien que plus rarement, les hommes aussi sont concernés par ce genre d’exclusion. Ainsi Franck Ballanger, journaliste sportif à France Inter a été placardisé en 2018 à cause de sa compagne Roxana Maracineanu ministresse des sports que tout le monde a oublié. Et en 2021 Thomas Sotto a été écarté de France 2 parce que sa femme était une conseillère de Jean Castex, encore un naufragé perdu de la Macronie.
On peut trouver profondément malsaine cette endogamie entre le monde de la politique et des médias qui partagent les mêmes intérêts, les mêmes sources, les mêmes connivences et détestations et les mêmes alcoves.
Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ou par la bistrouquette. Mais les plus en vue essayaient auparavant de se rendre moins ostensibles. Pour la Libanaise, cet effacement ne devrait jouer que pendant la période électorale légale. Quelques jours ou semaines comme pour les sondages et la distribution des tracts. Le reste du temps, elle peut militer sans restrictions contre ses ennemis politiques. Est-ce une nouvelle forme de discrimination positive ?
Et encore, on ignore généralement le travail souterrain de sape des institutions et de destruction du cœur de la nation effectué par les petites mains : attachées parlementaires avec des conseillers ministériels, déléguées des comités Théodule avec des producteurs d’émissions politiques, personnalités dites qualifiées dans tous les conseils, agences, observatoires et hautes autorités de la ripoublique, copulant avec d’autres parasites similaires ou avec des caciques des partis.
Chez Hanouna, la Salami a été accusée par un des chroniqueurs d’être devenue une « bobo parisienne », enfermée dans un certain entre-soi médiatique déconnecté de la vie des Français. Avec son horizon bouché et ses propres règles de conduite comme dans une secte. Ce n’est pas faux. Même si cette critique pourrait s’appliquer aussi à ceux qui la colportent.
Cette polémique, qui n’a rien d’anecdotique braque les projecteurs sur les fractures profondes du PAF, entre service public détourné, chaînes privées assumées et conceptions très différentes du journalisme.
En haut de l’affiche selzéceux qui mélangent opinions et information, rumeurs et faits vérifiés selon que cela concerne un adversaire ou un copain, tri sélectif pour mettre en avant ce qui valorise et élaguer ce qui gêne.
La façon indigne dont Bardella a été traité illustre une forfaiture plus large dans le traitement médiatique de certaines personnalités politiques auxquelles on réserve toutes les scélératesses lorsque ces gens ne correspondent pas à la ligne idéologique écolo-gauchisante du service public, et plus généralement réfutent la doxa européo-mondialiste-immigrationniste.
Ce genre de magouilles, longtemps étouffées par des silences complices, révèle les clivages d’un paysage médiatique bousculé et chaotique, recouvrant les fractures d’une société française atomisée en clans, tribus, groupes de pression plus ou moins pérennes, camarillas selon les origines ou intérêts du moment, gangs, mafias et franc maçonneries…
Avec un service public abonné à la servilité, à la partialité et à l’entre-soi idéologique pratiquant un journalisme moralisateur qui refuse de voir les réalités. Et en face des personnages comme Cyril Hanouna et de façon moins tonitruante Pascal Praud ou Christine Kelly qui se positionnent en contre-pouvoirs médiatiques, n’hésitant pas à bousculer des codes crapuleux sclérosés. Suscitant la vindicte de l’ARCOM au service des profiteurs du système.
Pour ceux-là, la Salami serait une icône pratiquant avec honnêteté un métier difficile. Coruscante en interviews politiques, sublime en débats de société, merveilleuse en émissions de prime time. Sans que le délicat Carlos Martens Bilongo la soupçonne de coucher pour réussir.
Christian Navis





























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