NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées

Le musée du Pays du Châtillonais avait déjà fait face à deux tentatives de vol, en novembre et la semaine dernière encore. La ministre de la Culture présentera un plan de sécurisation lundi.
Passer la publicité Passer la publicitéLa longue série de cambriolages dans les musées s’allonge. Vendredi 24 juillet après-midi, en plein jour, le torque en or du trésor de Vix a été volé au musée du pays du Châtillonais, à Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or). C’est un trésor inestimable de notre patrimoine qui a été dérobé. Avec ses 480 grammes d’or, façonné en une seule pièce ouvrante, ce torque ornait le cou d’une princesse celte enterrée il y a plus de 2 500 ans au cœur de la Bourgogne.
Vendredi en fin d’après-midi, les gendarmes étaient sur place, et le musée était fermé. Contactée par le Figaro, sa directrice n’a pas répondu. « Les auteurs ont fait preuve d’une organisation, d’une rapidité d’exécution et d’une détermination qui leur ont permis de mener leur actionraconte Jérémie Brigand, maire de Châtillon-sur-Seine, dans le Bien public . Les auteurs de ce crime, présents dans le musée après être entrés par l’accueil en tant que simples touristes, ont réussi à s’emparer du torque malgré le dispositif de sécurité important. Et à s’enfuir par l’entrée principale avec ce précieux butin. Ils ont opéré à visage découvert en présence de touristes situés à quelques mètres, avec une rapidité et une logistique de professionnels. »
Une tentative déjouée la semaine dernière
Déjà, dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 juillet, aux alentours de cinq heures du matin, des individus avaient tenté de s’introduire dans le musée, sans parvenir à leurs fins. Les dommages se limitaient à l’époque à une fenêtre fracturée. La directrice du musée, Cécile Zicot, avait assuré au Figaro, que tout avait été « sécurisé ». Le musée n’en était pas à sa première tentative, puisqu’il y a huit mois, l’établissement avait déjà été visé par des malfrats. Au cours des deux dernières années, la communauté de communes avait investi 150 000 euros pour renforcer la sécurisation du site, en installant des caméras ou des portes blindées. Cela n’a visiblement pas suffi.
La découverte de ce torque avait fait sensation lorsque, en janvier 1953, René Joffroy, professeur d’anglais, met au jour une somptueuse chambre funéraire datée du VIe siècle avant J.-C., ainsi qu’un cratère en bronze (un vase de 1,65 mètre de haut, pour 209 kg et d’une contenance de quelque 1 100 litres). La princesse de Vix fait alors la une de Paris Match, parée de son ornement en or, que l’on prenait alors pour un diadème.
Les experts s’interrogent encore sur l’origine exacte de sa fabrication : certains y voient la main d’un orfèvre grec ou étrusque travaillant pour une élite celte, d’autres un artisan local ayant assimilé des motifs importés. Ce raffinement technique et iconographique en faisait, avec le cratère de bronze, l’une des pièces maîtresses du trésor de Vix. Cette découverte marque un tournant : elle permet de comprendre le phénomène princier du monde celte et ses connexions avec le monde méditerranéen, mieux connu aujourd’hui grâce à des fouilles comme celles réalisées à Lavau (Aube). De l’avis des spécialistes, ce vol est un drame patrimonial.
Si des ornements en or ont pu être découverts dans des sépultures de la même période, aucune n’a le même éclat. Un vol d’autant plus dramatique, qu’il est fort à parier que l’or finisse par être fondu. Ce nouveau choc pour le patrimoine français conduit la ministre de la Culture, Catherine Pégard, à avancer la présentation d’un plan pour la sécurité dans les musées. Prévu à la fin de l’été, il sera dévoilé lundi 27 juillet.


6 hour_ago
42



























.jpg)






French (CA)