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Le testament de Napoléon Iᵉʳ, l'un des documents les plus emblématiques de l’histoire de France, est présenté dans le cadre d'une exposition gratuite dès ce 4 mars 2026.
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Par Fabienne Marie Publié le 3 mars 2026 à 17h00
La proposition est exceptionnelle. Dès mercredi 4 mars et jusqu’au 29 juin 2026 sera présenté au musée des Archives nationales, à Paris (3e), le testament de Napoléon Iᵉʳ. Conservé depuis 1860 dans l’Armoire de fer de l’institution, ce document, l’un des plus emblématiques de l’histoire de France, va être présenté au grand public dans le cadre d’une exposition gratuite.
Les dernières volontés de Napoléon Bonaparte
Sainte-Hélène, le 5 mai 1821… À quelques heures de sa mort, Napoléon prononce cette ultime parole : « À la tête de l’armée ». À moins que ce ne soit : « France… mon fils… armée… » ? Sur ce dernier souffle, les témoignages divergent.
Ce qui est avéré, en revanche, c’est que, quelques jours auparavant, il coucha sur le papier cette dernière volonté inscrite dans son testament : « Je désire que mes cendres reposent sur le bord de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé. » Une poignée de mots, passés à la postérité, pour un document composé de 58 pages par un homme gravement malade ; un document où toute l’histoire de sa vie réapparait.
Durant les premières années de son exil à Sainte-Hélène, Napoléon n’œuvre pas uniquement à la rédaction de mémoires destinés à assurer la postérité de sa gloire. En effet, plusieurs textes, passés clandestinement en Angleterre et publiés anonymement, témoignent d’un Napoléon toujours combatif sur le terrain politique. En 1818, avec le Manuscrit de l’île d’Elbe, il traite notamment du caractère imprescriptible de la dignité impériale.
Mais, en mars 1819, lorsque lui parviennent les nouvelles du congrès d’Aix-la-Chapelle, il envisage de plus en plus sérieusement l’éventualité d’une mort en captivité.
En août, peu avant son cinquantième anniversaire, il adresse à son grand maréchal du palais, le général Bertrand, ses premières dispositions testamentaires. Puis, pendant plus d’un an, il cultive littéralement son jardin de Longwood, délaissant l’encrier pour la bêche. Apprenant la mort de sa sœur Élisa, en décembre 1820, et son état de santé s’aggravant, il réclame à Bertrand le testament écrit l’année précédente.
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Une succession longue et complexe
Très affaibli par la maladie, ce n’est finalement que quelques jours avant sa mort qu’il rédige, du 15 au 27 avril 1821, un nouveau testament olographe, recopié après l’avoir préalablement dicté à Montholon, son chambellan.
Près de quarante années séparent la rédaction de ce testament en 1821 de son entrée dans l’Armoire de fer des Archives nationales. Prendre connaissance des différentes phases de l’exécution testamentaire, c’est voir se succéder en toile de fond quatre régimes politiques.
Ce manuscrit porte littéralement les marques d’une succession longue et complexe, des différents acteurs y ayant pris part, et témoigne des relations diplomatiques entretenues avec l’Angleterre au milieu du XUXᵉ siècle.
Archives nationales
60, rue des Francs-Bourgeois
Métro : Hôtel-de-Ville (ligne 1), Rambuteau
(ligne 11), Arts et Métiers (ligne 3).
Entrée libre
Ouvert du lundi au vendredi
de 10 h à 17 h 30
Samedi et dimanche
de 14 h à 17 h 30 (à partir du 1er avril : 14 h – 19 h)
Fermé le mardi et le 1er mai.
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