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Les femmes de l’Abitibi-Témiscamingue ont désormais accès au test de dépistage des virus du papillome humain (VPH). Celui-ci vient remplacer graduellement le test Papanicolaou (PAP) utilisé pour dépister le cancer du col de l’utérus.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, en a fait l’annonce mardi en compagnie des députés d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, et de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Daniel Bernard.
Ce test présente plusieurs avantages, selon le Dr Jean-François Verville, médecin de famille à La Sarre et président de l’Association des médecins omnipraticiens du Nord-Ouest du Québec.
C'est un test qui est plus sensible, qui détecte en fait la cause du cancer au lieu d'aller détecter des anomalies qui sont déjà présentes dans les cellules du col. Il permet de suivre les patientes de façon plus serrée quand le test est positif. C’est aussi un test qui permet d'espacer le dépistage aux cinq ans au lieu de deux ou trois ans, donc ça aussi c'est intéressant pour les femmes de la région, estime le Dr Verville.

Le test VPH est recommandé par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Suzi Pratt
Selon le ministère de la Santé, le test PAP permet en effet de détecter des cellules anormales et des lésions précancéreuses sur le col de l’utérus. Quant au test VPH, il sert à détecter la présence de VPH, dont l’infection survient avant l’apparition de cellules anormales ou de lésions précancéreuses.
Déployé graduellement
Le test VPH est recommandé par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). L’ancien ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé en 2022 qu’il remplacera graduellement le test PAP au Québec. Il s’était engagé en septembre 2024 à ce que toutes les régions offrent le test au plus tard le 31 décembre 2025. Échéancier révisé pour le 31 mars dernier.
L’Abitibi-Témiscamingue est l’une des dernières régions du Québec à offrir ce nouveau test. Elle s’ajoute aux territoires des Laurentides, de la Capitale-Nationale, des Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Chaudière-Appalaches, de l’Outaouais, de Laval, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord, de la Montérégie et de l’Estrie.

Le Dr Jean-François Verville est médecin de famille et président de l'Association des omnipraticiens du Nord-Ouest du Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Les médecins sont prêts, assure le Dr Jean-François Verville, qui explique plutôt ce retard par des enjeux logistiques au sein du réseau de la santé.
C'est vraiment plus au niveau de Optilab. Les laboratoires devaient être prêts à accumuler ce volume de tests parce que c'est une façon différente de faire les tests. Ça prenait les équipements et ça prenait la disponibilité à la fois des laboratoires et des techniciens. Et je pense que c'est ça qui a retardé un peu l'arrivée dans notre région. Mais tant mieux si l’on y est arrivés et si ça peut commencer à partir de maintenant. On en est très heureux, en tout cas, les praticiens de première ligne, affirme le Dr Verville.
Le VPH constitue la principale cause de cancer du col de l'utérus. L’incidence du cancer a augmenté de 3,7 % par an entre 2015 et 2019, selon la Société canadienne du cancer.
Test VPH en dépistage primaire est offert à partir de l’âge de 25 ans et jusqu’à 65 ans.


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