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Le TAT ordonne le maintien des services du mercredi au vendredi au CPE Le Jardin de Robi

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Le Tribunal administratif du travail (TAT) a finalement tranché dans le dossier de la grève au CPE Le Jardin de Robi, à Roberval. Le TAT ordonne que les services de garde soient maintenus chaque semaine, du mercredi au vendredi inclusivement, pour une durée de 7 heures et 15 minutes par jour, soit de 8 h 30 à 15 h 45.

Bien que les heures d’ouverture soient réduites et qu’il y ait une absence complète de services les lundis et mardis, l’entente permet aux parents et aux enfants d’avoir une stabilité et une prévisibilité, a indiqué le TAT dans sa décision de 26 pages.

Advenant un éventuel nouvel arrêt de travail, le Tribunal déclare aussi que les services prévus dans l’entente intervenue entre les parties sont insuffisants et détermine donc les services à maintenir pour éviter que ne soit affectée de manière disproportionnée la sécurité sociale, économique ou environnementale de la population.

Si l’arrêt de travail a lieu les lundis ou mardis, il n’entraîne aucun service minimum. S’il a lieu les mercredis, jeudis ou vendredis, les parties doivent maintenir les services selon les règles de la présente entente, précise le TAT.

L'Association patronale des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean (APCPE) se réjouit de la décision. Selon L'APCPE, le Tribunal reconnait que la grève générale illimitée déclenchée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a eu un effet disproportionné sur la sécurité sociale et économique des familles.

Il s’agit d’un dénouement positif pour les familles du secteur de Roberval qui étaient privées de leur service de garde à cause d’une grève générale illimitée exercée par la CSN depuis le 22 octobre 2025, a déclaré Suzanne Julien, présidente de l’APCPE, dans un communiqué de presse envoyé aux médias jeudi après-midi.

La décision du TAT protègera les enfants et leurs familles du CPE Le Jardin de Robi pour toute la phase de négociation en cours, c’est-à-dire tant qu’une nouvelle convention collective ne sera pas conclue, a ajouté madame Julien.

Selon l'avocat Sylvain Bouchard, qui dirigeait la représentation patronale, il s’agit d’une grande victoire, non seulement pour les employeurs du Québec, mais surtout pour les familles qui étaient privées de leur service de garde depuis plus de cinq mois.

Jointe par Radio-Canada, la CSN, qui représente les travailleuses en grève dans ce dossier, n'a pas voulu commenter tout de suite la décision du TAT.

Ce conflit pourrait servir de jurisprudence, car il s’agissait de la toute première demande découlant de la Loi 14.

La direction de la garderie avait demandé au Tribunal d'intervenir dans le conflit en vertu de la nouvelle Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out, en vigueur depuis le 30 novembre dernier.

Un conflit qui dure depuis 5 mois

Le 13 mars dernier, le TAT avait rendu une première décision unanime ordonnant la reprise des services, alors que les employés sont en grève générale illimitée depuis le 22 octobre dernier.

Le TAT avait notamment mentionné que la privation d’un service de garde éducatif sur une si longue période a un impact disproportionné sur la sécurité sociale des enfants.

Les parties disposaient ainsi de sept jours ouvrables à partir de la notification de cette décision pour négocier une nouvelle entente. Le Tribunal les a convoquées à une séance de conciliation le 19 mars 2026 afin de les aider à conclure une entente.

Cette conciliation a porté ses fruits : une entente était intervenue la semaine dernière concernant le maintien des services au CPE.

Le 23 mars, les deux parties ont transmis leur entente au Tribunal, explique le jugement.

Jusqu'ici, l'impasse dans les négociations est surtout liée au fait que la direction du CPE ne souhaite plus rémunérer la période de repas de 30 minutes allouée aux éducatrices.

Environ 80 enfants fréquentaient le centre de la petite enfance lorsque la grève a été déclenchée.

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