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Le syndicat Unifor craint que la tempête perdure pour l’industrie forestière

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Le syndicat Unifor craint que l’année 2026 soit tout aussi difficile que la précédente pour l’industrie forestière au Québec et en Abitibi-Témiscamingue.

De passage dans la région lundi dans le cadre d’une tournée provinciale, le directeur québécois Daniel Cloutier estime que l’industrie traverse une tempête parfaite, marquée notamment par des marchés au ralenti et des tarifs américains qui minent la profitabilité des usines.

On n’est pas sorti du bois, lance-t-il. L’année 2025 a été désastreuse, avec des arrêts de production, des fermetures d'usines et la mise en place accrue de programmes de temps partagé. Il y a de l’inquiétude chez nos membres, parce que la tempête n’est pas finie. Des experts parlent d’une reprise dans la construction et les rénovations aux États-Unis, mais peut-être pas avant la fin 2026 ou 2027. Il faut pouvoir tirer notre épingle du jeu jusque-là.

Plusieurs personnes réunies dans une salle écoutant un orateur.

Le syndicat Unifor craint que l’année 2026 soit aussi difficile que la précédente.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Daniel Cloutier dit avoir peu d’espoir de voir le gouvernement du Québec s'attaquer à la question de front, à quelques mois des élections, mais il espère que le fédéral réagira avec des mesures de soutien.

Daniel Cloutier rappelle qu’une minorité d’usines dans la région fonctionnent à plein régime. Il croit qu’une partie de la solution passera par une baisse des tarifs sur le bois d'œuvre, pour profiter de la reprise de la construction. Il espère aussi qu’on pourra trouver une solution pour ramener l’usine de RYAM à Témiscaming à sa production maximale.

Le projet sur lequel on travaille, c’est d’être capable de faire en sorte que l’usine au complet fonctionne et qu’elle s’auto-fournisse en matière première, avec de nouveaux grades de papier et de carton qui pourraient intégrer la pâte cellulose. Si on parvient à faire ça, ça veut dire rappeler des gens au travail, mais aussi que le Témiscamingue reprend du copeau, donc repartir des scieries comme Belleterre. Mais c’est compliqué et on n’est pas dans un marché avantageux.

Daniel Cloutier dit aussi espérer une stabilisation pour l’usine d’Arbec à Amos, tout en se disant inquiet pour la scierie Comtois à Lebel-sur-Quévillon.

Avec les information de Martin Guindon

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