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La Division des normes professionnelles du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) se penche sur les allégations de journalistes qui ont raconté avoir été battus et poussés par des policiers alors qu’ils couvraient une manifestation anti-intelligence artificielle au centre-ville de Montréal mercredi dernier. Par communiqué, le corps policier a confirmé tard lundi que « la situation a été constatée sur le terrain par le cadre responsable, le soir même de la manifestation ».
« Après avoir reçu un coup de matraque dans le dos, je me suis retrouvé blessé et incapable de courir alors que des policiers antiémeutes avançaient en courant. J’ai été projeté au sol », a écrit le photographe de presse William Wilson sur ses réseaux sociaux en racontant la séquence des événements.
« Deux agents m’ont frappé alors que j’étais étendu sur le trottoir. J’ai reçu plusieurs coups de pied et de matraque sur le corps, notamment à la tête et au cou. J’ai crié que j’étais blessé et que je ne pouvais pas me relever », poursuit-il, en précisant avoir été hospitalisé. Il a notamment reçu un diagnostic de commotion cérébrale.
William Wilson couvrait la manifestation aux côtés du journaliste Isaac Peltz, qui a partagé des images où l’on voit, à des moments différents, les agents pousser les deux collègues ou encore des policiers lançant des « bouge » et un « bouge le journaliste ».
Lors de l’intervention policière, les agents du SPVM ont « eu recours à des techniques de dispersion pour rétablir l’ordre » et ont arrêté un homme de 19 ans « pour une agression armée envers [les policiers] », détaille le corps policier. Le SPVM confirme également avoir lancé des « projectiles » à l’endroit des manifestants. Isaac Peltz et William Wilson ont pour leur part fait état d’irritants chimiques lancés dans leur direction.
Selon les vidéos partagées par Isaac Peltz, les deux journalistes indépendants se trouvaient fréquemment entre les manifestants et les policiers en tentant de capturer des images de l’événement.
Le SPVM précise aussi que « des vérifications sont toujours en cours » quant aux vidéos partagés sur les réseaux sociaux où l’on peut observer des policiers maîtriser un manifestant.


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