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Le décollage plus lent que prévu des alternatives à la viande et au poulet crée des remous dans les start-up du secteur.
Dans un contexte particulièrement difficile pour les jeunes pousses industrielles, Swap Food, la start-up française spécialisée dans les substituts végétaux de viande, va baisser le rideau mi-juin. Le tribunal de commerce de Paris a prononcé mercredi la cessation d’activité de l’entreprise, placée en liquidation judiciaire en mai dernier dans l’attente d’un repreneur. Une offre attendue de l’ancien dirigeant du groupe n’a finalement pas été déposée. Selon le directeur général de l’entreprise, Hervé Salomon, la start-up (2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025) a fait les frais d’un décollage plus lent que prévu en France des alternatives végétales à la viande, terrain de nombreuses initiatives industrielles ces dernières années.
Soixante-six postes supprimés
Lancée en 2022, l’entreprise avait mis au point des aliments à la texture de viande ou de poisson à partir de protéines végétales. Après avoir levé plus de 100 millions d’euros depuis sa création, Umiami, rebaptisée Swap en 2024, s’était fait connaître pour avoir repris l’ancienne usine Knorr de Duppigheim en Alsace. Devant la pléthore de nouveaux entrants sur le marché des substituts de viande, le groupe s’était spécialisé dans les débouchés de la restauration et du hors domicile. Il travaillait aussi comme façonnier pour d’autres acteurs (MDD, industriels de l’agroalimentaire…).
Commercialisant ses substituts de viande plus chers en moyenne que les produits carnés traditionnels, la start-up avait souffert de la vague inflationniste de 2022-2023 qui avait incité les consommateurs à baisser en gamme. Selon son directeur général, le marché des substituts de viande représente entre 2 % et 3 % du marché de la viande dans le monde, et moins de 2 % en France. Soixante-six salariés, dont 48 basés en Alsace, vont perdre leur emploi, a précisé jeudi Hervé Salomon.


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