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Le Sommet pancanadien des communautés noires s’est clôturé dimanche. Pendant trois jours, l’événement, qui réunit tous les leaders communautaires du pays, a vibré au rythme de discours, d’ateliers et de performances artistiques. Au-delà des discussions, les participants veulent que cette rencontre débouche sur des actions concrètes, notamment pour la jeunesse.
Cette 5e édition, qui a eu lieu à Winnipeg, avait pour ambition d’exposer la lutte contre toutes les formes de discrimination et d'exclusion au Canada.
Paul Kambaja, qui se présente comme un leader de communauté noire, a vu une occasion de promouvoir l’unité au sein de la communauté.
Nous sommes leaders dans notre propre coin, mais c’est le moment où nous pouvons mettre nos efforts ensemble pour construire un avenir pour nous qui sommes ici, et surtout pour nos jeunes, a-t-il affirmé.
Préparer la jeunesse
Le sommet a pris fin au moment où le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 135 millions $ (nouvelle fenêtre) sur cinq ans pour propulser les projets d’envergure au sein des communautés noires.
Bien que cet investissement représente une aubaine pour Paul Kambaja, il insiste toutefois que ses bienfaits seront visibles à condition d’établir une répartition équitable des ressources. Accompagné de jeunes participants, il soutient que la nouvelle génération est un terrain d’action prioritaire.
Il faut qu'ils vivent cette expérience, qu'ils voient qu'un jour ils peuvent être médecins, docteurs, journalistes, professeurs, enseignants, leaders communautaires, et tout ça.
Pour Paul Kambaja, la concrétisation de cette vision passe par la conception de projets communautaires et non isolés.
Souvent, nous faisons de petites choses par-ci par-là, et par manque de fonds, on les laisse tomber et on se retrouve encore au point zéro, là où nos jeunes se retrouvent dans des prisons, dans les rues, ou abandonnent l'école. Nous voulons des programmes consistants qui reflètent vraiment notre réalité, déplore-t-il.
Patrick Tshiovo, directeur général du Centre REACT, estime, pour sa part, que la santé mentale reste une priorité. Ce dernier voit ce financement comme une opportunité d'investir dans les initiatives qui soutiennent la santé mentale des communautés noires.
J'étais beaucoup plus intéressé à savoir comment supporter les jeunes qui traversent des moments difficiles, les aider à naviguer le système de santé mentale et puis, retrouver des ressources dans notre communauté, affirme-t-il.
Des voix originaires d’autres provinces se sont également fait entendre. Le président de l’Union des Africains du Québec, Ali Dahan, a assuré vouloir poursuivre une lutte pacifique.
De Winnipeg à Québec, le défi reste le même pour cet activiste qui s’engage à poursuivre le travail pour le développement des communautés noires.
Avec les informations de Farah Mekki


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