Il fallait oser. Mettre en scène un striptease intégral ou presque – magnifique Olga Kalashnikova – au Théâtre du Grütli, un lieu plus connu pour ses approches déconstruites de l’art que pour ses spectacles «kinky», témoigne déjà d’une certaine audace. Mais Sara Selma Dolorès, Genevoise installée en Belgique depuis dix-huit ans, fait plus que ça.
Dans Rire (pour en finir avec soi-même), à voir encore ce jeudi soir et vendredi dans le cadre du festival Everybody’s Perfect, elle compose une clown qui se dit de droite, s’en prend à tous les censeurs-moralisateurs et montre par son parcours l’absurdité du politiquement correct.
L’anecdote qui a fait vriller l’autrice et comédienne? Lorsque son spectacle Boudin et chansons, duo féminin qui devait se produire à la Fête de la musique à Tourcoing, en juin 2015, a été interdit parce que «le mot boudin pouvait vexer des musulmans» a alors expliqué son maire qui n’était autre que Gérald Darmanin.


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