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Le réseau d’Epstein se dénoue !

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Un nouvel accord à 35 millions de dollars révèle d’autres architectes d’un empire de traite d’êtres humains.

L’architecture financière obscure qui a permis à Jeffrey Epstein de mener pendant des décennies ses activités de trafic sexuel est progressivement mise au jour, grâce à la quête incessante de justice menée par ses victimes.

Dans le cadre d’une avancée juridique importante cette semaine, la succession d’Epstein a accepté un règlement à l’amiable de 35 millions de dollars pour mettre fin à un recours collectif visant les deux hommes qui auraient mis en place et géré les systèmes ayant facilité ses crimes.

Cet accord, déposé devant le tribunal fédéral de Manhattan, frappe au cœur du complot, accusant l’ancien avocat personnel d’Epstein, Darren Indyke, et son ancien comptable, Richard Kahn, d’avoir activement aidé et encouragé le financier à abuser de jeunes femmes et d’adolescentes.

Alors que les récits traditionnels se concentrent souvent sur les détails sordides, cette affaire expose la machine corporative calculatrice qui se cache derrière l’exploitation, révélant comment des hommes puissants opèrent en toute impunité jusqu’à ce que des forces juridiques indépendantes et des lanceurs d’alerte démantèlent leurs défenses.

Points clés :

  • La succession d’Epstein a accepté de verser jusqu’à 35 millions de dollars pour régler un recours collectif intenté en 2024 contre son ancien avocat, Darren Indyke, et son ancien comptable, Richard Kahn.
  • Le procès accusait Indyke et Kahn d’avoir créé un « réseau complexe » de sociétés et de comptes pour dissimuler les abus d’Epstein et payer les victimes et les recruteurs.
  • Les deux conseillers, qui sont co-exécuteurs testamentaires de la succession, n’ont admis aucune faute dans le cadre du règlement.
  • Ce règlement est distinct d’un fonds d’indemnisation des victimes antérieur qui a versé 121 millions de dollars et de 49 millions de dollars supplémentaires provenant de la succession.
  • L’accord vise à apporter une « conclusion » à la succession et à offrir une voie financière confidentielle aux victimes qui n’ont pas encore réglé leurs réclamations.

Les facilitateurs derrière l’empire

Pendant des années, le spectacle public des crimes d’Epstein s’est concentré sur l’homme lui-même et ses complices les plus proches, comme Ghislaine Maxwell, aujourd’hui condamnée.

Mais le récent procès, intenté par le cabinet Boies Schiller Flexner, lève le voile sur les rouages essentiels de la machine : les conseillers professionnels.

Selon les documents judiciaires, Indyke et Kahn n’étaient pas des spectateurs passifs, mais des architectes actifs.

Ils auraient construit un labyrinthe de sociétés et de comptes bancaires spécialement conçus pour brouiller les flux financiers, permettant à Epstein de payer secrètement les victimes et ceux qui les avaient recrutées, tout en s’assurant que les facilitateurs soient, selon les termes du cabinet d’avocats, « richement rémunérés » pour leur travail.

Il s’agit là d’un modèle de corruption de haut niveau, qui consiste à utiliser le vernis du professionnalisme juridique et financier pour dissimuler des actes monstrueux.

Leur avocat, Daniel H. Weiner, a déclaré qu’ils avaient accepté un accord à l’amiable afin d’obtenir une « conclusion définitive », affirmant qu’ils étaient prêts à aller au procès car « ils n’avaient rien fait de mal ».

Il s’agit là d’une manœuvre juridique courante, un règlement financier qui évite la divulgation publique des preuves dans une salle d’audience, laissant la vérité totale partiellement obscure.

Chronologie de l’évasion et de la justice incomplète

Pour comprendre l’ampleur de ce règlement de comptes en cours, il faut examiner la chronologie des manœuvres juridiques, des retards dans la justice et de la lutte continue pour la transparence qui s’étend sur plusieurs décennies.

L’histoire d’Epstein est un exemple typique de la manière dont la richesse et les relations peuvent fausser les systèmes juridiques.

Son premier accord de plaidoyer en Floride en 2008, largement condamné comme un arrangement de complaisance, l’a vu plaider coupable de simples accusations d’incitation à la prostitution et purger 13 mois dans une prison du comté avec libération conditionnelle pour travail — une sanction dérisoire pour des crimes impliquant des mineurs.

Ce n’est qu’après son arrestation fédérale en 2019 pour trafic sexuel que l’ampleur de ses activités a commencé à être officiellement reconnue, mais il est mort dans une cellule de prison à New York un mois plus tard, d’une mort jugée comme un suicide qui a alimenté d’innombrables spéculations.

Depuis lors, la poursuite s’est déplacée vers ses complices :

Maxwell purge une peine de 20 ans, et de grandes institutions financières telles que JPMorgan Chase et Deutsche Bank ont versé des centaines de millions de dollars en règlement pour avoir fermé les yeux sur ses activités afin de conserver un client lucratif et de soutenir ses opérations.

La lutte est loin d’être terminée. Les développements récents montrent que l’histoire continue de se dérouler. Le Congrès a adopté la loi sur la transparence des dossiers Epstein, obligeant le ministère de la Justice à examiner et à publier des millions de documents.

De nouvelles lois dans des juridictions telles que la ville de New York ouvrent des fenêtres rétrospectives permettant aux survivants de déposer des plaintes civiles.

Des personnalités de premier plan, dont l’ancien président Bill Clinton et l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton, ont été entraînées dans l’enquête du Congrès, refusant de se conformer aux citations à comparaître et soulignant la résistance tenace à la divulgation complète.

Chaque règlement, comme cet accord de 35 millions de dollars, est un fragment de responsabilité, mais il sert également à rappeler l’existence d’un vaste réseau qui reste à l’abri du regard du public.

Le fonds d’indemnisation des victimes, tout en distribuant des millions de dollars, a également servi à étouffer les poursuites judiciaires, un compromis qui laisse beaucoup de gens se demander si la véritable justice peut s’acheter ou si elle nécessite la vérité brute et complète.

…Lance D Johnson…


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