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Le gouvernement du Québec investit 139 726 $ pour soutenir la lutte contre l’homophobie et la transphobie dans la région. Cette somme permettra à la Coalition d’aide à la diversité sexuelle et de genre de l’Abitibi-Témiscamingue d’étendre son action auprès des jeunes de 12 à 17 ans.
Le projet PRISME, un acronyme formé des premières lettres des mots parler, respecter, inclure, soutenir, mobiliser et éduquer, sera déployé sur les deux prochaines années en Abitibi-Témiscamingue. La Coalition d’aide mettra toute son expertise à profit auprès des jeunes.
Ça vise à renforcer la sensibilisation, l'inclusion et le soutien envers les jeunes de la diversité sexuelle et de genre dans les milieux jeunesse. On va vraiment se concentrer sur les écoles secondaires et les maisons de jeunes. Ça pourrait être aussi dans les établissements de la protection de la jeunesse. C’est vraiment dans le but d'aller à la rencontre [non seulement] des jeunes de la diversité sexuelle et de genre mais aussi de tous les jeunes, explique Julie Fortier, directrice générale de la Coalition.
La Coalition d’aide à la diversité sexuelle et de genre a donc embauché une ressource qui se consacre à ce projet. Elle élaborera des outils et fera une tournée régionale pour aller à la rencontre des jeunes.
C’est de les outiller à connaître et à défendre leurs droits, parce qu’on a des lois qui nous protègent au Québec et au Canada contre la discrimination. On aimerait [amorcer] ou accompagner la création d’espaces sécuritaires dans les écoles, que ce soit des comités ou des activités qui ciblent vraiment les jeunes de la diversité sexuelle et de genre, précise Mme Fortier.
Montée de l’intolérance
La Coalition espère freiner l’élan de désinformation et la montée de l’intolérance envers les personnes de la diversité sexuelle et de genre jusque dans les écoles.
Les gens qui vivent de la discrimination sont vraiment sur la scène, comme on dit. Ça devient de plus en plus difficile à encaisser. Réussir à faire une journée normale sans entendre parler de discrimination, on ne voit plus ça. Je pense que c'est pour ça que ce projet arrive à propos. Pendant deux ans, on va vraiment pouvoir encadrer cette lutte contre l'homophobie et la transphobie. Après deux ans, on verra, mais ça va au moins donner deux ans pour installer des bases, puis pour outiller les intervenants et les intervenantes, fait valoir Julie Fortier.
L’aide financière annoncée par la députée d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, au nom de Caroline Proulx, ministre responsable de la Condition féminine, provient du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie et la transphobie 2023-2028.
Il s’agit d’un soutien crucial pour mener à bien cette lutte au quotidien auprès de la population et avec cette dernière, dans un souci de sensibilisation collective à la nécessité de changer les choses durablement pour favoriser une société plus inclusive, déclare Suzanne Blais dans un communiqué de presse.


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