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Ciblés par de violentes manifestations contre les étrangers, près de 50 000 migrants illégaux ont quitté l’Afrique du Sud ces dernières semaines. Des images qui ont profondément choqué en Afrique, conduisant plusieurs pays à durcir le ton contre Pretoria.
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Les présidents français et sud-africain, Emmanuel Macron et Cyril Ramaphosa, à Paris, le 10 juillet 2026. Pour le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, le calendrier diplomatique fait bien les choses. La visite de trois jours en France qu’il a entamée vendredi 10 juillet lui offre un répit bienvenu, loin du mouvement antimigrants qui secoue son pays et entache sa réputation sur le continent africain.
La première journée, composée d’un entretien avec son homologue Emmanuel Macron et d’un dîner à l’Elysée, a mis en lumière, selon une source diplomatique française, « la grande convergence de vues sur les dossiers internationaux et régionaux » des deux chefs d’Etat, notamment sur les guerres au Proche-Orient et en République démocratique du Congo (RDC).
Pour l’Elysée, cette visite, réponse à celle d’Emmanuel Macron à Johannesburg à l’occasion du sommet du G20, en novembre 2025, permet d’effacer le couac du G7 d’Evian (Haute-Savoie). En mars, la présidence sud-africaine s’était émue de n’avoir pas reçu d’invitation à ce sommet, qui s’est tenu en juin, sur les bords du lac Léman, en raison, selon elle, de pressions de la Maison Blanche, qui dénonce, au mépris de toute réalité, « une persécution » à grande échelle de la population blanche sud-africaine.
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