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Il a atterri à Yaoundé-Nsimalen dimanche soir, vers 22 h 10. Le contrôleur général Lucas Philippe, président d’INTERPOL, est au Cameroun jusqu’au 21 octobre 2026. C’est sa première visite en Afrique depuis son élection, en novembre 2025. Martin Mbarga Nguele, délégué général à la Sûreté nationale, l’attendait au pied de la passerelle. Terrorisme et criminalité transfrontalière dominent l’ordre du jour.
Un programme chargé à Yaoundé
Le séjour tient en quatre jours, du dimanche 18 au mercredi 21 octobre. Pas de temps mort.
Les séances de travail se tiendront au bureau régional d’INTERPOL, à Yaoundé. S’y ajoutent des échanges avec les responsables des services de police d’Afrique centrale et une rencontre avec les élèves de l’École nationale supérieure de police.
Le visiteur passera aussi par deux sites techniques : le Centre national de commandement de la vidéosurveillance et le Centre national de production des passeports. Il quittera Yaoundé mercredi.
Le choix du Cameroun n’a rien d’un hasard. Le pays abrite le bureau régional d’INTERPOL pour l’Afrique centrale, et c’est ici que se coordonnent les actions contre les réseaux criminels qui franchissent les frontières. Pour une première en Afrique, difficile de ne pas y voir un signal.
Ce que ça change, ou pas
INTERPOL compte 196 pays membres. Son rôle : faciliter le partage sécurisé d’informations et appuyer les enquêtes policières.
Reste à voir ce que cette visite produira. Rien ne confirme à ce stade d’accord signé ni d’annonce concrète. On sait seulement que la coordination contre les réseaux criminels est au cœur des discussions.
Sur le terrain, le sujet n’est pas abstrait. Le terrorisme et les trafics en tout genre frappent régulièrement les régions du pays, et la coopération entre polices de la sous-région reste l’un des maillons les plus fragiles. Les élèves de l’École nationale supérieure de police auront au moins l’occasion de poser leurs questions à celui qui préside l’organisation.
Quant à la vidéosurveillance et aux passeports, ce sont deux dossiers sensibles que le président découvrira sur place, sans qu’on sache encore ce qu’il en retiendra.
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Christiane Tamoura Engo
Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.


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