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Qu’ils soient du Parti québécois, du Parti conservateur du Québec ou de la Coalition Avenir Québec, les candidats présents au dévoilement de la boussole électorale de la Coalition Union 138 ont tous affirmé leur appui à la construction d’un pont sur le Saguenay.
Réunis mardi sous la tente jaune de Sept-Îles, Meggie Richard, Roberto Stéa et Kateri Champagne Jourdain ont présenté leur position sur ce dossier régional, alors que la première semaine de campagne s’achève.
Pour la Coalition 138, ce consensus n’est pas nouveau. Le groupe, qui rassemble notamment des municipalités, des communautés autochtones, des chambres de commerce et des représentants de la société civile, milite depuis plusieurs années pour la construction d’un lien fixe.
« Ce projet-là fait pas mal l’unanimité », a rappelé le préfet de la MRC de La Haute-Côte-Nord et porte-parole de la coalition, Guillaume Tremblay.
L’objectif de la rencontre était d’aller plus loin que les simples déclarations d’appui, a-t-il fait savoir. La coalition souhaite maintenant que les partis politiques précisent ce qu’ils comptent faire pour faire avancer le projet au cours des quatre prochaines années.
Une boussole pour mesurer les engagements
La Coalition Union 138 a profité du rassemblement pour dévoiler sa « boussole électorale ». L’outil doit permettre de comparer les engagements des différents partis concernant le pont sur le Saguenay.
« On va souhaiter, avec vous, faire bouger cette aiguille-là vers l’action, la réalisation », a expliqué Guillaume Tremblay.
La coalition ne demande pas nécessairement aux candidats de promettre une construction immédiate. Elle veut plutôt qu’ils travaillent avec leurs formations politiques, pendant la campagne, afin de déterminer quelles seront les prochaines étapes du projet.
« On est quand même conscient que c’est une infrastructure importante », a rappelé M. Tremblay, soulignant qu’il reste encore plusieurs étapes avant de concrétiser le projet.
Roberto Stea, candidat du Parti conservateur du Québec dans Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, candidate Coalitation avenir Québec dans Duplessis, Meggie Richard, candidate du Parti québécois dans Duplessis, Photo Vincent Rioux-berrouard
Des appuis qui diffèrent sur la façon d’avancer
La députée sortante Kateri Champagne Jourdain a défendu le bilan de son gouvernement dans le dossier, rappelant que le projet a été inscrit au plan québécois des infrastructures (PQI).
« Durant 40 ans, il ne s’est rien passé comme il s’est passé durant les quatre dernières années », a-t-elle soutenu.
Elle affirme également qu’un tracé clair et une estimation du coût du projet ont été rendus disponibles durant son mandat. Kateri Champagne Jourdain dit vouloir rencontrer la coalition, afin de présenter les engagements de sa formation.
De son côté, la candidate du Parti québécois, Meggie Richard, estime que le dossier doit être traité en fonction des besoins de la population, plutôt que selon les intérêts politiques.
« Je crois que c’est important de prendre en considération de ne pas politiser cette décision-là, et de faire de la gestion des infrastructures en fonctions des besoins de la population », a-t-elle déclaré.
Elle a aussi rappelé que son parti était le seul en 2018 et 2022 à déclarer que la Côte-Nord était une région enclavée.
« On doit faire un changement pour pallier à cette situation-là. On prendra le temps durant la campagne de formuler nos engagements et on fera nos annonces en temps et lieu », a-t-elle affirmé, « Mais vous devez être rassurés, le Parti québécois reconnaît le besoin des Nord-Côtiers et on souhaite s’y attaquer ».
Roberto Stéa, du Parti conservateur du Québec, s’est montré plus pressant. Il estime que la région attend depuis trop longtemps et que le projet doit maintenant passer à l’action.
« J’ai l’impression qu’on rejoue encore dans ce film, roman inachevé », a-t-il lancé, faisant référence à une conférence de presse sur le pont tenue il y a quatre ans.
Le candidat a rappelé que le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, avait réitéré son appui au projet en décembre 2025.
« Vous avez son appui à 100 %, on est prêt à aller de l’avant immédiatement », a-t-il affirmé.
Un enjeu de développement pour la Côte-Nord
Pour le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot, le pont représente toutefois bien plus qu’une nouvelle infrastructure routière.
Des citoyens se sont adressés aux trois candidats dans Duplessis qui étaient présents, notamment pour aborder l’enjeu du navettage. Photo Vincent Rioux-Berrouard
« La traversée du Saguenay par les traversiers constitue actuellement une barrière physique et psychologique pour les Nord-Côtiers », estime-t-il. Les horaires, les temps d’attente et les interruptions de service compliquent les déplacements des citoyens, des travailleurs et des visiteurs.
Cette situation peut également nuire à l’attractivité de la région et à son développement économique, selon le maire.
Guillaume Tremblay abonde dans le même sens et rappelle que le projet s’inscrit dans une réflexion plus large sur le développement de la Côte-Nord.
La Coalition compte maintenant profiter de la campagne électorale pour maintenir la pression sur les différents partis. Elle invite également les citoyens à se mobiliser et à questionner les candidats sur leurs engagements.
Le dévoilement de la boussole électorale se poursuivra mercredi, à Baie-Comeau.


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