Samedi, Frédéric Jaques a pris ses bottes, son casque et a embarqué dans le car, direction la Gironde, pour aller relever la première équipe de Romands partis combattre l’incendie qui meurtrit la France depuis le 22 juillet. Avec un sentiment de devoir, viscéral et solidaire, et l’excitation, toute paradoxale, qui habitent les professionnels des catastrophes. «Ça fait partie de la culture pompier de vouloir en être», confiait l’homme, cinq jours avant le grand départ, dans son bureau de la caserne du Vieux-Billard.
Un peu à la manière des agents des services secrets qui consacrent leur carrière à assurer la sécurité d’un président et qui sont en congé le jour où une tentative d’assassinat survient, «le pire, c’est pour ceux qui restent», expose le numéro 2 des sapeurs-pompiers genevois. A Crans-Montana, les professionnels de la région qui n’ont pas été appelés l’ont très mal vécu, dit-il. Être pompier, ce n’est pas un métier, c’est un engagement, répète-t-on dans le milieu.


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