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Réflexion faite, la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) ne compte pas pour l’instant autoriser de fouilles sur son site pour les amateurs d’énigmes qui cherchent le trésor qu’aurait possiblement enterré l’Américain Byron Preiss à Montréal en 1981.
En janvier dernier, la société paramunicipale avait indiqué au Devoir qu’elle procéderait à une analyse afin de décider si elle allait permettre à des chasseurs de trésors de creuser dans le parc. Elle évoquait alors la possibilité d’autoriser des fouilles de manière « encadrée ».
La SPJD a finalement tranché. Dans un courriel transmis au Devoir lundi, la SPJD a souligné que le travail d’analyse mené au cours des derniers mois lui avait permis de mesurer les enjeux liés à la préservation des aménagements et au patrimoine du parc. Dans sa réflexion, elle dit avoir aussi pris en considération la protection des infrastructures souterraines, les enjeux de santé et sécurité et les coûts liés aux excavations sur son site.
« À ce stade, aucune fouille n’est prévue spécifiquement dans le cadre de cette démarche », indique la SPJD dans sa déclaration. La société paramunicipale précise toutefois qu’elle effectuera des travaux d’aménagement dans le secteur des Jardins des Floralies au printemps 2027. « Ces travaux pourraient être l’occasion de procéder à certaines vérifications dans ce secteur, dans la mesure où celles-ci seraient compatibles avec les interventions planifiées et les différentes contraintes identifiées, précise-t-elle. Il demeure toutefois prématuré de tirer des conclusions à ce stade, d’autant plus qu’aucun consensus n’existe quant à l’emplacement du trésor. »
Espoir et déception
Ce trésor tant convoité, c’est une boîte de plexiglas contenant un petit coffre et une clé en céramique. L’éditeur Byron Preiss en aurait dissimulé 12 dans 12 villes nord-américaines en 1981. En 45 ans, seules trois de ces clés ont été mises au jour, soit à Chicago, Cleveland et Boston. Les indices pour trouver les trésors se trouvent dans les 12 images et 12 poèmes du livre The Secret, que Byron Preiss a publié en 1982. Beaucoup de chercheurs croient que l’une de ces boîtes a été enterrée à Montréal.
La décision de la société paramunicipale déçoit Luc Brunelle, qui souhaitait obtenir la permission de creuser dans l’île Notre-Dame où il soupçonne la présence du trésor de Byron Preiss. Mais la position de la SPJD ne l’étonne pas. « C’est comme ça dans toutes les villes. J’ai essayé plusieurs parcs dans plusieurs villes. C’est toujours le même refrain, à part à San Francisco, où les autorités donnent des permis supervisés de deux heures. »
Luc Brunelle est convaincu que le trésor se trouve dans le secteur du jardin d’Israël, sur l’île Notre-Dame. D’autres pensent qu’il a été enfoui ailleurs dans la métropole, dans le parc du Mont-Royal, sur le terrain de l’hôtel Le Mount Stephen ou au square Chaboillez entre autres. « Le site du jardin d’Israël n’a pas changé depuis qu’il a été créé alors que d’autres endroits du parc Jean-Drapeau ont été bulldozés depuis 1981 », fait valoir Luc Brunelle.
M. Brunelle a même envisagé de recourir à un GPR (radar à pénétration de sol) capable de détecter les objets de céramique — car le trésor de Preiss ne comporte aucune pièce de métal. Or, le prix de tels appareils est élevé, ce qui a freiné l’ardeur du chasseur de trésor.
Ce n’est peut-être que partie remise pour les amateurs d’énigmes. « C’est un peu dommage, mais bon, on verra ce qu’ils vont dire l’an prochain. D’ici là, à part scanner, je ne vois aucune autre chose qu’on puisse faire. »


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