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En mai dernier, avant que ne commence le conclave qui allait élire Léon XIV, les cardinaux avaient convenu qu'ils devaient davantage se retrouver, se connaître, discuter de leurs réalités respectives pour que le futur pape soit conseillé et puisse décider de manière plus collégiale que par le passé.
Léon XIV, qui faisait alors partie des cardinaux, l'avait bien entendu. Et lui qui aime la vie communautaire a rassemblé, ces mercredi et jeudi à Rome, les 245 cardinaux du monde entier pour un consistoire (ainsi s'appellent les réunions des cardinaux).
Le premier chapitre
Si aucune décision ne sortira de cette assemblée consultative, elle n'en demeure pas moins significative. Ce mardi en effet, le Pape a refermé l'année jubilaire qui avait occupé les premiers mois de son pontificat en guise de prologue. Dès ce mercredi, son agenda se dégage et Léon ouvre donc le premier véritable chapitre de son règne.
Qu'il convoque d'emblée les cardinaux pour un consistoire – ce qu'avaient peu fait ses prédécesseurs – n'est pas anodin. D'autant qu'il a bien préparé ces deux jours de prières communes, de partage et de travaux par petits groupes en demandant à chacun, lectures à l'appui, de préparer quatre grandes thématiques pour le conseiller dans ses décisions.
Au menu des débats : l'évangélisation au XXIe siècle, la nouvelle gouvernance de la Curie (l'organe central de l'Église) initiée par François, la synodalité (c'est-à-dire la participation de tous les baptisés dans la vie de l'Église) et la liturgie. Ce dernier chantier est hautement sensible alors que des catholiques de certains pays (la France ou les États-Unis) souhaitent retrouver la liberté de célébrer la messe en latin, ce qu'avait restreint François.
À Rome, tout le monde note la précision avec laquelle Léon XIV, juriste de formation, a préparé cette rencontre. Il en a aussi donné le ton dans son homélie conclusive à l'année sainte ce mardi. "Y a-t-il de la vie dans notre Église ?", a-t-il demandé aux catholiques. "Y a-t-il de la place pour ce qui naît ? Aimons-nous et annonçons-nous un Dieu qui remet en route ?"
Un repas-raclette dans une église a été critiqué : arrêtons-nous sur cette histoirePour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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