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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick gèle le financement des établissements d’éducation postsecondaires et leur demande de « se regarder dans le miroir », puis de se serrer la ceinture.
Selon Jean-Claude D’Amours, ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, ce pourrait être le temps de réévaluer la pertinence de certains programmes qui ont peu d’inscriptions.
Faut regarder au cours des 5, 10, 15 prochaines années, de quelle façon que le Nouveau-Brunswick aura besoin de sa ressource humaine essentielle, et puis de quelle façon que nos collèges et universités pourront offrir ces services-là, a déclaré le ministre, vendredi.
La province a gelé le financement, qui s’élève au total à 307,8 millions de dollars.
Puisque le gouvernement prévoit une inflation à 2 % dans la prochaine année, cela signifie en pratique une diminution des fonds dont disposent ces établissements.
Tout le monde a besoin de se regarder dans le miroir. C’est exactement ce que j’ai demandé aux collèges et aux universités, a affirmé le ministre D’Amours. Ce n’est pas à moi de décider, c’est à eux de faire leurs évaluations.
Le fardeau aux étudiants?
Vendredi, Jean-Claude D’Amours et sa collègue ministre du Développement social, Cindy Miles, ont annoncé que les bourses d'études pour les jeunes qui sont pris en charge par la province ou par les Services d'engagement jeunesse sera de nouveau offerte pour l’année scolaire 2026-2027.

Le ministre de l'Éducation postsecondaire du Nouveau-Brunswick, Jean-Claude D’Amours, en conférence de presse, vendredi.
Photo : Radio-Canada
La bourse d’études couvre les droits de scolarité ainsi que les frais obligatoires de certains étudiants de moins de 26 ans. Elle est aussi disponible pour ceux qui sont pris en charge par de la parenté, ou leur communauté autochtone. Pour l’année d’études qui s’achève, 104 jeunes l’ont obtenue.
En demandant aux institutions postsecondaires de voir où ils pourraient faire des compressions, le ministre D’Amours dit qu’il ne veut pas faire porter le fardeau aux étudiants.
En entrevue, la présidente de la Fédération étudiante du Centre universitaire de Moncton (FÉCUM) a déclaré qu’elle ne croyait pas cela réaliste.
Je ne pense pas que le gouvernement comprend que les universités vont rendre leur fréquentation plus chère pour nous, dit Emma Raphaelle.

Emma Raphaelle, présidente de la Fédération étudiante du Centre universitaire de Moncton, le 17 mars à Fredericton, le jour de la présentation du budget provincial.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Sans être en complet désaccord avec l’idée de revoir la pertinence de programmes moins populaires, la porte-parole étudiante craint que les institutions sabrent dans les services aux étudiants et dans ce qui améliore leur expérience universitaire.
Ce n’est pas réaliste de croire que les étudiants ne seront pas affectés par ces coupures ou ce gel [du financement], soutient Emma Raphaelle.
D’après le reportage de Frédéric Cammarano et avec des renseignements d’Ian Curran (CBC)


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