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Mercredi, le Bureau de santé publique de Windsor-Essex a diffusé une alerte signalant une recrudescence des surdoses d’opioïdes entre le 28 juin et le 4 juillet. Vingt-neuf cas ont été recensés, dont dix-neuf comportaient du fentanyl. La semaine précédente, une autre alerte faisait état de six décès liés à une surdose dans la région et dix-huit consultations aux urgences en lien avec la consommation de drogues.
Depuis la mise en place du système d’alertes, en 2018, c’est la deuxième fois que la région connaît des alertes aux opioïdes pendant plusieurs semaines consécutives.
Dans un courriel à Radio-Canada, le Bureau de santé publique de Windsor-Essex cite la récente vague de chaleur parmi les facteurs ayant contribué à cette augmentation des surdoses. La chaleur extrême peut aggraver les effets physiques dus à la déshydratation, à l'hyperthermie et à d'autres troubles causés par la chaleur, augmentant ainsi le risque de surdose et de décès, explique l’organisme.
La toxicité croissante des drogues non réglementées constitue un autre facteur important expliquant l’augmentation des surdoses, selon les autorités de santé publique.
Les données provinciales soulignent que des contaminants tels que la médétomidine, un sédatif vétérinaire, apparaissent de plus en plus fréquemment dans l’offre de drogues non réglementée, souvent mélangés à des opioïdes comme le fentanyl.
La présence de sédatifs comme la médétomidine peut compliquer la prise en charge des surdoses, précise le Bureau, car l’association de sédatifs et d’opioïdes peut ralentir la respiration et la fréquence cardiaque jusqu’à des niveaux dangereusement bas.
De plus, la médétomidine n’étant pas un opioïde, elle ne réagit pas à la naloxone. Une personne peut donc demeurer inconsciente même après l’administration de naloxone et le rétablissement de sa respiration. Les autorités rappellent toutefois que la naloxone demeure recommandée en cas de suspicion de surdose, même lorsqu’on soupçonne la présence de médétomidine.
Des ressources disponibles dans la région
Plusieurs organismes locaux, dont le Homelessness and Housing Help Hub (H4), le Centre de santé communautaire de Windsor-Essex et le Welcome Centre Shelter for Women and Families, distribuent gratuitement des bandelettes de dépistage. Celles-ci permettent d’analyser la composition d’une drogue afin de détecter la présence de substances comme le fentanyl ou des tranquillisants.
De nombreux organismes de la région (nouvelle fenêtre) distribuent également gratuitement des trousses de naloxone. Le Needle Syringe Program, administré par Pozitive Pathways, fournit également du matériel d’injection et d’inhalation plus sécuritaire aux personnes qui consomment des substances.

Les trousses de naloxone contiennent un médicament capable de renverser rapidement les effets d’une surdose causée par des opioïdes. Selon les intervenants en réduction des méfaits, ces trousses sauvent des vies chaque jour. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Aura Carreño Rosas
Le Bureau de santé publique de Windsor-Essex rappelle que plusieurs signes peuvent indiquer qu’une personne est victime d’une surdose d’opioïdes :
une absence de réaction lorsqu’on lui parle ou qu’on tente de la réveiller
une respiration lente ou absente
des lèvres ou ongles bleutés
une peau froide et moite
des pupilles contractées
Les autorités invitent également la population à se préparer à intervenir en apprenant à reconnaître les signes d’une surdose, en gardant une trousse de naloxone à portée de main et en sachant comment l’utiliser. En cas de surdose soupçonnée, il est essentiel d’appeler immédiatement le 911.


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