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Une équipe du Musée du patrimoine d’Arvida s’est rendue en France dans les derniers jours pour découvrir les meilleures pratiques en matière de mise en valeur du patrimoine.
La délégation régionale, composée de trois personnes, a été accueillie par des représentants du Centre historique minier Lewarde.
On a pu examiner comment ils fonctionnent là-bas parce qu'il faut savoir que le bassin minier dans le nord de la France est à l'UNESCO. Alors, on allait aussi examiner comment ils s'y sont pris, ce qui est fait aussi pour la valorisation du patrimoine, mais aussi auprès des habitants, a expliqué la directrice générale du Musée du patrimoine d’Arvida, Marianne Salesse-Côté.
C'est un site industriel qui est fermé depuis 1990. On allait voir les reconversions, comment ils font leurs expositions, comment ils se positionnent aussi dans toute cette communauté, a-t-elle ajouté.

L'expérience a été très formatrice pour l'équipe d'Arvida.
Photo : Gracieuseté de Marianne Salesse-Côté
Mme Salesse-Côté estime que les deux musées se ressemblent beaucoup. Une équipe du musée de Lewarde était d’ailleurs venue visiter Saguenay l’automne dernier.
On voulait voir les bonnes pratiques avec la communauté, avec les bénévoles, avec les habitants ici et là-bas, puis comment aussi on interagit avec les autres instances. Par exemple, ils sont venus ici, on leur a fait visiter la Pulperie, la Société historique du Saguenay. On est aussi allé au Musée de la défense aérienne, a raconté la directrice générale au micro de l'émission C'est jamais pareil.
La délégation régionale a retenu quelques idées de son passage à Lewarde qu’elle aimerait bien implanter à Arvida.
J’ai remarqué qu'au niveau économique, les gens ont adopté cette histoire-là dans le centre-ville. Par exemple, dans des restaurants, ils ont un menu qui va s'appeler "le mineur". J'ai trouvé ça super cool. J'aimerais qu'on l'amène à Arvida, que les commerçants se l'approprient aussi cette histoire-là, a expliqué Mme Salesse-Côté.
Reconnaissance par l’UNESCO
Depuis des années, le Comité pour la reconnaissance patrimoniale d’Arvida (CORPA) travaille pour faire reconnaître Arvida par l’UNESCO.
L’équipe du musée avait donc aussi comme objectif de voir comme le processus s’était déroulé pour ses compatriotes en France.
On a rencontré les gens de la Mission du bassin minier, qui est pour moi un petit parallèle au Comité pour la reconnaissance patrimoniale d'Arvida. C'est vraiment une mission, ce sont des gens qui sont payés pour cette reconnaissance-là. Ils ont travaillé environ six ans avant de l'obtenir. C'est très différent d'ici, au Canada, pour être au patrimoine mondial, a indiqué Marianne Salesse-Côté.
Arvida fête d’ailleurs ses 100 ans cette année, puisque l’ancienne ville de compagnie a été fondée en 1926 par l’industriel Arthur Vining Davis.
C'est une opportunité en fait. On lance un appel au fédéral pour dire : là, on a 100 ans, notre dossier est prêt, il est monté, a conclu la directrice générale.
L’équipe du Musée du patrimoine d’Arvida désire également créer une collaboration à long terme avec le Centre historique minier Lewarde pour mettre en place notamment des conférences ou des transferts d’exposition.


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