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La Cour interaméricaine des droits de l’homme, dont les jugements sont contraignants, a reconnu la responsabilité du pays dans le viol et la torture d’une femme par des militaires, et sa mort, en 2007, et dans l’enquête bâclée sur le viol et la mort d’une jeune femme de Ciudad Juarez.

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L’activiste Norma Andrade lors d’une manifestation pour les droits des femmes organisée par les mères de filles disparues de la ville frontalière de Ciudad Juarez, à Mexico, le vendredi 8 mars 2013. Elle a fondé cette organisation après que sa fille de 17 ans, Lilia Alejandra Garcia Andrade, ait été torturée, violée et tuée en 2001. L’activiste Norma Andrade lors d’une manifestation pour les droits des femmes organisée par les mères de filles disparues de la ville frontalière de Ciudad Juarez, à Mexico, le vendredi 8 mars 2013. Elle a fondé cette organisation après que sa fille de 17 ans, Lilia Alejandra Garcia Andrade, ait été torturée, violée et tuée en 2001.

L’Etat mexicain a été reconnu, à deux reprises, coupable de violations graves des droits humains, en décembre 2025, par la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Les jugements de ce tribunal international, fondé en 1979, sont contraignants pour les Etats de l’Organisation des Etats américains (OEA) ayant reconnu sa compétence, ce qui est le cas du Mexique depuis 1998. La Cour a statué sur deux cas parmi les plus emblématiques de la violence que connaît le Mexique depuis le début du siècle : celle des militaires et celle contre les femmes.

Le 16 décembre, la Cour s’est prononcée sur l’affaire Ernestina Ascencio Rosario, une femme indigène nahuatl de 73 ans, morte en 2007 dans la Sierra Zongolica (Etat de Veracruz) où un campement militaire avait été installé, dans le cadre de la « guerre au narcotrafic » lancée, sans aucune préparation, par le président Felipe Calderon à son arrivée au pouvoir, en 2006. Le tribunal a confirmé qu’Ernestina Ascencio Rosario avait bien été violée et torturée par des militaires, comme elle l’avait dit à ses enfants avant de mourir. Mais à l’époque, Felipe Calderon avait couvert les soldats et attribué sa mort à une « gastrite chronique ». La Commission nationale des droits de l’homme et le parquet mexicain avaient conclu à la même cause du décès et classé l’affaire.

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