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Travailler dans le maquillage au Manitoba, c’est faire un peu de tout, selon Janique Lavoie. Pour elle, ça signifie collaborer sur des films, des pièces de théâtre, dans la presse ou encore pour les mariages. Pour se former à tout ça, elle a dû aller étudier à Vancouver, où elle a retrouvé dans sa classe une autre franco-manitobaine, Daena Groleau.
Ensemble, elles se sont donné la mission de créer la première école de maquillage au Manitoba. Une aventure démarrée en 2012 qui a pris fin en raison d’un manque de temps. Mais le besoin est toujours là selon les deux maquilleuses. Elles considèrent que la nécessité de quitter la province pour être formé peut être un frein pour certains en raison des frais que ça engendre.
Autre inquiétude pour les Franco-manitobaines, l’avancée de l’intelligence artificielle. Pour sa part, Janique Lavoie travaillait beaucoup dans le domaine de la presse.
« Je pense que, dans 5 ans, ça ne va plus exister parce qu’ils ne vont plus utiliser de mannequins, ou de photographes. Les maquilleurs ne vont plus exister, ils vont juste tout faire à l’ordinateur parce que c’est tellement réaliste qu’ils n’en auront pas besoin. »Cependant, les deux maquilleuses ne tarissent pas d’éloge sur leur métier, qui leur a même permis d’aller en Italie pour Radio-Canada lors des Jeux olympiques d’hiver. Une expérience qu’elles disent inoubliable.


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