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En pleine mobilisation lycéenne, le jeune homme est sous le feu des critiques, notamment de la part de LFI. Il reconnaît être membre de Renaissance.

LUDOVIC MARIN / AFP
Nathanaël Combary est le président de Renouveau lycéen.
C’est devenu l’un des visages de la contestation lycéenne. Nathanaël Combary est apparu sur les écrans de télévision ces derniers jours pour porter les revendications d’une génération qui ne se sent plus considérée. Comme président du syndicat Renouveau lycéen, il a même été reçu au ministère de l’Éducation nationale le 2 octobre.
Mais cette exposition soudaine s’est accompagnée de nombreuses critiques : sur son engagement politique, sur un stage effectué auprès d’une députée Renaissance, sur sa proximité avec Gabriel Attal… Plusieurs cadres de La France insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon, y ont vu « un faux lycéen mis en scène par BFM ». En cause : certaines de ses déclarations où le jeune homme affirme « se désolidariser des violences ». Sur LCI, vendredi soir, Nathanaël Combary a même dénoncé une instrumentalisation de la mobilisation par LFI, pointant notamment la responsabilité du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko.
Dans un long message posté le samedi 3 octobre sur les réseaux sociaux, le jeune homme de 18 ans revient sur chacun des points qui ont fait polémique. « Je suis en effet adhérent au parti Renaissance, je ne l’ai jamais caché », déclare-t-il, alors que des photos de lui ont circulé, le montrant distribuer des tracts en faveur de Gabriel Attal.
Mais cet engagement politique n’est, selon lui, à ne pas confondre avec ses responsabilités au sein du syndicat Renouveau lycéen, qui réunirait de nombreuses tendances politiques, de gauche et du centre notamment. « Nous nous sommes réunis parce que nous refusons l’idée qu’il faille choisir un camp pour avoir le droit de défendre les lycéens. Notre seul combat, c’est la réussite des élèves, partout en France », explique-t-il.
Fin de stage chez un proche d’Attal
Nathanaël Combary reconnaît ne plus être lycéen depuis la rentrée. Après avoir passé son bac avant l’été, il est désormais étudiant. « Si j’ai continué à porter la voix des lycéens, c’est parce que les nouveaux représentants lycéens ne sont toujours pas élus. Comme chaque année, il est d’usage d’attendre que les élections des Conseils de Vie Lycéenne se soient déroulées pour renouveler les dirigeants des organisations lycéennes », affirme-t-il. D’ailleurs, ajoute-t-il, c’est aussi le cas des autres leaders lycéens, comme Ryad Rani (Union syndicale lycéenne) qui est li aussi bachelier depuis quelques semaines.
Alors que sur son compte LinkedIn, le jeune homme écrivait il y a quelques jours avoir rejoint l’agence de communication Minerva, présidée par Louis Jublin, un proche historique de Gabriel Attal, il semble aujourd’hui nuancer cet engagement professionnel. « Je ne suis pas communicant pour Minerva, assure-t-il. J’y ai commencé un stage le 31 août 2026 et, avant ma première prise de parole, j’ai cessé mon activité de stagiaire au sein de cette entreprise ».
Malgré les attaques, Nathanaël Combary assure vouloir continuer « à défendre [ses] convictions et la cause lycéenne ». Et déclare avoir reçu « des centaines de messages d’insultes et de menaces ». Jamais, dit-il, « je n’aurais imaginé un tel déferlement ».


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