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Le tigre de la Caspienne, ou Panthera tigris virgata, était la sous-espèce de tigre la plus occidentale. Mesurant plus de deux mètres de long et doté de grosses pattes larges, l'animal pouvait être aperçu en Arménie, en Iran, en Irak et dans plusieurs autres pays de la région du Caucase et d'Asie centrale. À cause de la chasse intensive menée dans ces régions pour l'éliminer et de la destruction de son habitat pour l'agriculture, ce félin rayé a fini par disparaître dans les années 1970.
Au Kazakhstan, le dernier individu vivant a été aperçu environ trente ans avant l'extinction totale de l'espèce, explique Live Science. Aujourd'hui, cet État d'Asie centrale s'engage dans un vaste programme destiné à réintroduire le gros félin sur ses terres ancestrales.
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Planter des arbres pour les tigres
À l'heure actuelle, deux tigres (un mâle et une femelle nommés Kuma et Bodhana) vivent déjà dans le pays dans le cadre du programme national dédié à leur reproduction. Habitués à la captivité, ils ne seront jamais relâchés mais les scientifiques ont espoir que leur descendance contribue à la création d'une nouvelle population.
Pour maximiser ses chances de réussite, le pays prévoit également d'accueillir ses premiers tigres venus de Russie au cours du premier semestre 2026. Pour assurer la réussite de cette initiative, ces grands prédateurs doivent disposer de territoires étendus.
Un vaste projet de reboisement a donc été lancé afin de récréer un territoire de chasse propice à leur retour: l'année dernière, 37.000 boutures ont été mises en terre dans le sud-est du pays, où vivaient autrefois les tigres. «Ce chiffre s'ajoute aux 50.000 plants mis en terre entre 2021 et 2024», précise le média.
Ces arbres nouvellement plantés servent de base à la régénération des écosystèmes, et offrent un abri idéal aux proies du tigre, comme le sanglier ou le cerf de Boukhara. La zone de plantation s'étend sur quatre kilomètres de rivage du lac Balkhach, le plus grand lac d'Asie centrale, offrant ainsi aux animaux un accès direct à l'eau.
La réintroduction de grands prédateurs reste cependant un processus délicat et risqué, les tigres pouvant s'en prendre aux humains et au bétail des fermiers de la région. Selon le WWF d'Asie centrale, partenaire du projet, une équipe spéciale chargée de suivre les animaux relâchés sera créée. Grâce à des colliers satellites, la géolocalisation des tigres permettra de détecter rapidement s'ils s'approchent trop de zones habitées et l'équipe pourra alors intervenir rapidement.





























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