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Par cette exclusion, le Japon se singularise par rapport aux monarchies européennes et contribue au déclin de la popularité de la première ministre, Sanae Takaichi, dans les sondages de fin juillet.

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Sanae Takaichi, première ministre japonaise, à Tokyo, le 27 juillet 2026. Sanae Takaichi, première ministre japonaise, à Tokyo, le 27 juillet 2026.

Le Japon vient de faire un bond en arrière en matière de parité entre hommes et femmes, en excluant ces dernières de la succession au trône impérial. Ce remaniement de la loi sur la famille impériale prive la populaire princesse Aiko, 24 ans, fille unique de l’empereur Naruhito, de la possibilité de devenir impératrice. Aux termes de l’article 1 de la Constitution japonaise (1946), l’empereur n’a aucun rôle politique mais il est « le symbole de l’Etat et de l’unité du peuple ». Selon les nouvelles dispositions de la loi sur la maison impériale, une femme ne peut donc pas incarner ce symbole.

En votant cet amendement, le 17 juillet, le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir va à l’encontre de la volonté populaire telle qu’elle transparaît dans les sondages d’opinion depuis plusieurs années : aujourd’hui, plus de 70 % des Japonais se disent favorables à une succession au trône impérial par une femme. Le Japon se singularise par rapport aux autres monarchies contemporaines (anglaise, néerlandaise, suédoise) qui permettent aux femmes de devenir reine.

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