NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La construction d’un laminoir d’aluminium est envisagée au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La ministre fédérale de l’Industrie Mélanie Joly a lancé cette idée lors d’une entrevue avec La Presse.
Elle indique même avoir déjà eu plusieurs discussions à ce sujet avec des acteurs de l’industrie de l’aluminium au Saguenay, notamment avec Rio Tinto. Cette sortie survient alors que la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis s’est exacerbée au cours des dernières semaines.
Un laminoir représente un investissement colossal qui pourrait se chiffrer dans les milliards de dollars. Cette infrastructure sert notamment à produire des tôles d’aluminium, utilisées dans la fabrication de canettes de bière.
Ce projet de première transformation permettrait au Canada de réduire sa dépendance économique envers les États-Unis.
Invité à régir, le nouveau député libéral de Chicoutimi-Le Fjord, Daniel Gobeil, a confirmé que le sujet avait été abordé par la ministre Joly lors de son passage dans la région durant l'élection partielle, le mois dernier.
C’était un sujet qu’on avait abordé durant la campagne lors de la présence de Mme Joly [...] On voit nos richesses au Saguenay-Lac-Saint-Jean de l’aluminium. On est des producteurs d’aluminium primaire depuis longtemps, et avec la stratégie défense et industriel du gouvernement, il y a peut-être des opportunités à aller plus loin pour justement intégrer cette production primaire dans la transformation secondaire, a expliqué le député fédéral.
Avec les Américains, on se doit d’être souverain et on voit l’importance d’avoir de la production industrielle au Canada.
AluQuébec, un organisme qui travaille au développement de l'industrie au Québec, a entamé une étude de faisabilité cette année. La présidente-directrice générale Charlotte Laramée reste pour l’instant prudente avant de s’avancer autant que la ministre Joly, mais affirme que le moment est parfait pour évaluer les options sérieusement.
C'est maintenant ou jamais qu'il faut évaluer la faisabilité d'un tel projet. Tout à fait, on est dans un contexte où on a besoin d'augmenter la résilience de nos chaînes de valeur, de limiter notre dépendance à certains autres pays, il y a des investissements majeurs en défense. Donc c'est sûr qu'il y a des choses qu'il faut regarder, c'est maintenant qu'il faut l'évaluer. Par contre, est-ce que ça veut dire que c'est maintenant, que c'est le bon timing pour faire un laminoir ? Ça, c'est toute la question qu'on essaie de regarder à travers l'étude qu'on mène en ce moment, a-t-elle déclaré en entrevue.
L’an dernier, AluQuébec affirmait pourtant que la demande au Québec était insuffisante pour la construction d’une telle infrastructure. Mais les nouvelles tensions avec les Américains semblent avoir changé la donne pour le gouvernement fédéral.
Au Centre universitaire de recherche sur l’aluminium (CURAL) à Chicoutimi, on se réjouit des propos de la ministre Joly.
Il s'agit d’une excellente initiative et nous avons ce qu’il faut au CURAL, en matière d’expertise et infrastructure [...] D’ailleurs, le récent financement reçu du MEIE va nous permettre d’attaquer les problématiques les plus complexes dans ce domaine. Cette démarche est essentielle au développement de notre capacité à transformer l’aluminium au Québec à proximité du plus grand réseau de producteur primaire en Amérique du Nord, a répondu par courriel Daniel Marceau, professeur au département des sciences appliquées et directeur du Centre universitaire de recherche sur l’aluminium.
M. Marceau met toutefois en garde sur les besoins réels du marché québécois et canadien pour ce type de transformation.

Daniel Marceau est le directeur du Centre universitaire de recherche sur l'aluminium.
Photo : Radio-Canada
En contrepartie, on doit également s’assurer d’un marché soutenu qui permettra de justifier l’exploitation d’un laminoir de grande capacité. S’assurer de clients à l’échelle mondiale qui vont acheter le l’aluminium laminé pour des applications spécifiques comme l’industrie de l’automobile, aéronautique, emballage, contenants et autres produits de niche.
Le Bloc québécois y voit une occasion à saisir
Pour le député bloquiste dans Jonquière, Mario Simard, la volonté du gouvernement fédéral d’implanter un laminoir dans la région est de la musique à ses oreilles.
Je reçois ça comme une excellente nouvelle et surtout comme une opportunité. Donc ça fait sept ans qu'on parle de ça. Moi, j'ai été élu en 2019, c'était déjà une question qu'on poussait auprès du gouvernement fédéral. On a eu des discussions avec François-Philippe Champagne à cet effet-là, de voir qu'il y a un appétit aujourd'hui de la part du gouvernement fédéral. Je crois que régionalement, c'est une opportunité à saisir, a réagi Mario Simard.
Mario Simard invite Rio Tinto à être un acteur important dans ce projet. Donc, si on veut avoir une installation, un laminoir qui soit compétitif, je pense qu'il devra y avoir une forme de collaboration avec Rio Tinto, a dit le député de Jonquière.
Un laminoir a déjà opéré dans la région, à Jonquière, mais il a été fermé par Novelis en 2012.
Avec des informations de Béatrice Rooney


1 week_ago
35



























.jpg)






French (CA)