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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à son gouvernement de mettre en œuvre des "mesures supplémentaires de freinage de la dépense", au sein des budgets ministériels.
Publié le 21/04/2026 14:51 Mis à jour le 21/04/2026 14:52
Temps de lecture : 2min
David Amiel, le ministre de l’Action et des Comptes publics, lors d'une conférence de presse à Paris le 21 avril 2026. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)
Le gouvernement a annoncé mardi 21 avril que 6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, à l'issue d'une réunion sur les finances publiques à Bercy. Le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel a précisé que les économies pèseraient pour 4 milliards d'euros sur l'Etat, et 2 milliards d'euros "dans la sphère sociale", sans plus de détails. D'autres annonces sont attendues en fin de journée de Matignon sur les aides face à la flambée des prix des carburants.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait demandé mardi à son gouvernement de mettre en œuvre pour 4 milliards d'euros de "mesures supplémentaires de freinage de la dépense", au sein des budgets ministériels, dans un courrier adressé à ses ministres. L'annonce a été faite à l'issue d'un comité d'alerte des finances publiques à Bercy, auquel assistait aussi le ministre de l'Economie Roland Lescure. La guerre au Moyen-Orient a entraîné une hausse des taux d'intérêt et donc de la charge de la dette, pour un coût actuellement "autour de 3,6 milliards d'euros", a rappelé Roland Lescure.
Au total, en prenant en compte aussi l'impact de l'inflation sur les allégements de cotisations sociales et les dépenses indexées prises en charge par l'Etat, ou encore les dépenses liées aux armées, "le coût total de cette crise pourrait donc représenter au moins 6 milliards d'euros, à date", a détaillé Sébastien Lecornu dans son courrier aux ministres. Le ministre des Comptes publics avait prévenu que "toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise" énergétique entraînerait "une annulation d'une dépense qui était prévue, à l'euro près", afin de "tenir [les] objectifs pour 2026".
Le gouvernement a déjà annoncé 130 millions d'euros de dépenses de soutien face à la crise. Sous l'effet de la crise énergétique, l'exécutif a par ailleurs dû revoir à la baisse la semaine dernière sa prévision de croissance, à 0,9% en 2026 (contre 1% prévu avant) et en hausse sa prévision d'inflation, à 1,9% (contre 1,3% auparavant).


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