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Le futur porte-avions doit être appelé «la France libre» et non «le France libre», confirme l'Académie française

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Europe 1 avec AFP

Publié le 19/03/2026 à 20:26 - Mis à jour le 19/03/2026 à 20:26

Selon les règles relatives aux noms des navires, le futur porte-avions "France libre", dont le nom a été dévoilé mercredi par Emmanuel Macron, devrait plutôt être appelé "la France libre" et non pas "le France libre".

Le futur porte-avions "France libre", dont le nom a été dévoilé mercredi par Emmanuel Macron, devrait plutôt être appelé "la France libre" que "le France libre", selon les règles relatives aux noms des navires, a confirmé jeudi l'Académie française. "L'Académie française s'en remet aux règles typographiques de l'Imprimerie nationale", a répondu à l'AFP l'institution gardienne de la langue française, au lendemain du dévoilement par Emmanuel Macron du nom du futur porte-avions de nouvelle génération qui doit être opérationnel en 2038.

"La tradition typographique dans la Marine nationale veut que l'article s'accorde avec le genre qui suit, donc on devrait dire la France libre. Ce n'est pas le cas dans la marine marchande où on accorde avec le genre du type de navire, souvent un paquebot: le Normandie, le France", a-t-elle expliqué.

Des exceptions consacrées par l'usage

En effet, dans son "Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale", cette institution de référence écrit que "l'article qui précède le nom propre français prend le genre de celui-ci", rappelant que la question a été tranchée par des circulaires ministérielles en 1934 et 1955, "approuvées par l'Académie française et l'Académie de marine". Ainsi, pour les bâtiments militaires, un marin du ravitailleur de force Somme embarquait sur "la Somme", de même que ceux qui servaient sur "la Jeanne d'Arc", un croiseur porte-hélicoptères.

L'Imprimerie nationale admet toutefois des exceptions, consacrées par l'usage. En lançant mercredi à la fin de son discours "Vive la République! Vive la France! Vive le France libre!", le président a donc pris une petite liberté vis-à-vis de la tradition. L'animateur du site internet d'histoire maritime "Trois ponts", Nicolas Mioque, a consacré en 2015 un article à la question, reproduisant les termes de la circulaire du 13 août 1934 du ministre de la Marine de l'époque, François Pietri.

"La Provence, la Jeanne-d'Arc..."

"L'article devra toujours être employé lorsqu'on citera le nom d'un navire de guerre sans le faire précéder de celui de sa catégorie, exemple : la Provence, la Jeanne-d'Arc, le Vauban, la Psyché. Exception de cette règle ne sera tolérée que dans le style télégraphique", est-il écrit.

Et "lorsqu'on fera précéder le nom du navire de celui de sa catégorie, l'article devra toujours figurer devant le nom s'il fait partie intégrante du nom officiel ; il n'y figurera pas dans le cas contraire ; exemple : le contre-torpilleur Le Fantasque, le torpilleur La Palme, le sous-marin La Sultane, le cuirassé Provence, le croiseur Foch, le torpilleur Tramontane".

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