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Le Dr Horacio Arruda devient le directeur de santé publique

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Photo de Claude-Hélène Desrosiers

Par Claude-Hélène Desrosiers

SANTÉ. La présidente-directrice générale de Santé Québec Mauricie-et-Centre-du-Québec – Universitaire, Natalie Petitclerc, annonce la nomination du Dr Horacio Arruda à titre de directeur de santé publique. Cette nomination entrera en vigueur le 2 août 2026, pour un mandat de deux ans.

Le Dr Arruda occupait cette fonction par intérim depuis octobre 2025. Son parcours exceptionnel, son expertise reconnue en santé publique et sa vaste expérience au sein du réseau de la santé et des services sociaux contribueront à poursuivre la mission de protection, de prévention et de promotion de la santé auprès de la population de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur le Dr Arruda à la tête de notre Direction de la santé publique, souligne Natalie Petitclerc dans un communiqué. Son expérience, tant sur le terrain qu’à l’échelle nationale, sa vision de la prévention et sa capacité à mobiliser les partenaires contribueront à relever les défis actuels et futurs en santé publique. Son arrivée permettra également de poursuivre le développement d’une approche intégrée, en étroite collaboration avec nos équipes cliniques et nos partenaires du milieu, au bénéfice de la population».

Une expertise reconnue au service de la population

Médecin spécialiste en santé communautaire et médecine préventive, le Dr Horacio Arruda est titulaire d’un doctorat en médecine et d’un certificat de spécialiste de l’Université de Sherbrooke. Au cours de sa carrière, il a occupé plusieurs fonctions stratégiques au ministère de la Santé et des Services sociaux, notamment comme directeur de la protection de la santé publique, directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint.

Depuis près de 40 ans, il met son expertise au service de la santé de la population québécoise. Il a notamment contribué à la gestion de plusieurs crises sanitaires majeures, dont l’épidémie de SRAS en 2003, la pandémie de grippe A(H1N1) en 2009, la tragédie de Lac-Mégantic en 2013 ainsi que la pandémie de COVID-19.

Agir en prévention et en partenariat pour une population en meilleure santé

À titre de directeur de santé publique, Dr Arruda entend poursuivre les actions visant à remplir le mandat de protection et de prévention de la santé publique, tout en renforçant la collaboration avec les équipes cliniques et les partenaires du milieu.

«On a fait, au cours des dernières années, des gains en santé. L’espérance de vie est plus élevée, donc on vit plus vieux,  souligne le directeur dans une entrevue avec L’Express. Souvent, on n’est pas toujours nécessairement en forme, c’est un enjeu. On fait face, de plus en plus, à un vieillissement de la population, ce qui amène aussi à investir en prévention à tout âge. La prévention, ça commence même avant la naissance».

Il y a aussi des inégalités sociales de santé, qui viennent, par exemple, diminuer l’espérance de vie chez certains. «On sait que les gens qui vivent dans un milieu plus défavorisé, qui n’ont pas accès au logement, qui ont des stress économiques, vont avoir plus de maladies. Donc, il faut essayer de travailler, notamment avec les décideurs, [afin de] diminuer les conditions qui sont néfastes pour la santé», soutient-il.

Le Dr Arruda souhaite renforcer les collaborations avec les différents partenaires du milieu. «La santé se construit bien au-delà du réseau de la santé. Avec les municipalités, les organismes communautaires, les établissements d’enseignement, les entreprises et l’ensemble de nos partenaires, nous devons travailler collectivement pour améliorer les conditions de vie, réduire les inégalités sociales de santé et mieux préparer notre région aux défis liés aux changements climatiques», signale Dr Arruda.

Mobiliser des gens nécessite un travail de fond. « Je pense qu’il y a moyen, à mon avis, d’impliquer les gens quand on peut faire du travail gagnant-gagnant». Les décisions qui concernent l’aménagement d’une ville, comme de faire des parcs pour que les gens puissent marcher en sécurité, ou la diminution des îlots de chaleur, ont un effet sur la santé.

«La mission [de nos partenaires], ce n’est pas la santé, mais il faut comprendre qu’ils ont souvent les leviers. C’est eux qui décident de l’environnement, de l’aménagement du territoire dans une municipalité. Cet aménagement-là, si on le fait de façon à générer de saines habitudes de vie, ça améliore la santé de la population», affirme-t-il.

Le choix de la région de la Mauricie et Centre-du-Québec

Après avoir dirigé par intérim, il choisit officiellement la direction de la santé publique d’une des plus grandes régions socio-économiques du Québec. «Si on veut être capables d’imprégner un changement, une vision, ou véritablement d’agir, c’est long, la prévention. Il faut donc investir du temps», déclare le dirigeant.

Il dit aussi être «tombé en amour» avec la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec qu’il a traversée pendant les 26 ans qu’il a travaillé au ministère de la Santé. «En faisant une pause, j’ai décidé de choisir ce territoire, qui est un territoire très vaste, composé de zones urbaines, de zones rurales, avec des communautés autochtones. Ça fait un milieu propice à beaucoup de styles d’interventions avec les partenaires sur le territoire», conclut-il.

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