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Réalités autochtones, territoire gaspésien, réflexion sociale ou encore monde animal : jusqu’à dimanche, le festival du cinéma documentaire de Gaspé, Vues sur mer, propose une foule de productions aux amateurs du grand écran.
La 16e édition du festival a débuté jeudi avec la projection du film L’Aventurine, en présence de son réalisateur et président d’honneur de l’événement, Carlos Ferrand. Au total, 37 courts et longs-métrages sont présentés jusqu’à dimanche.
Maxime Boucher, directeur de la programmation, se réjouit d’y rencontrer des festivaliers attentifs et passionnés.
On a réussi au fil du temps à développer un public qui adore le cinéma documentaire, après 16 ans. Et c'est le fun de voir qu'ils sont au rendez-vous et que notre programmation leur plaît.

Le choeur Les Voyous, présents dans le documentaire L'aventurine de Carlos Ferrand, entonnaient un air juste avant la projection du film, jeudi.
Photo : Radio-Canada / Marie-Claude Tremblay
Coup d’œil au programme
La sélection de près de quarante films offre une multitude de choix aux festivaliers, fait valoir Maxime Boucher.
On a plein de films incontournables, à commencer par À travers tes yeux, présenté vendredi à 19 heures. La réalisation de Brigitte Poupart explore la recherche des origines de sa fille, Fabiola, avec un portrait social d’Haïti en trame de fond.
La matinée de samedi est axée sur la sociopolitique Québécoise et les Premières Nations. Le film Baie-James 1975 : le choc des nations, diffusé à 10 heures, porte sur le bras de fer entre le Québec, ses ambitions énergétiques, et les peuples autochtones, gardiens du territoire.

Baie James 1975: le choc des nations, est une réalisation des trois documentaristes Mathieu Fournier, Myriam Berthelet, et Mélanie Lameboy. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Guillaume Cyr
En début d’après-midi, l’invité d'honneur du festival, Carlos Ferrand, sera mis sous les projecteurs. On a aussi un film sur le plein air et l'aventure avec Marche au pays du réel, samedi soir, ajoute le directeur artistique de Vues sur mer.
La dernière journée du festival, dimanche, offre la projection de la première du court métrage Trans Taïga, d'Alex Côté. Son film suit un photographe animalier sur les traces du loup gris et des changements survenus dans le nord du Québec.
Et il y a notre film de clôture, qui est à ne pas rater, souligne Maxime Boucher : Dans la forêt, de Pascale Ferland, explore les liens entre les humains, les animaux et la forêt.

Environ 1200 festivaliers participent chaque année à Vues sur mer, selon le directeur de la programmation du festival, Maxime Boucher.
Photo : Radio-Canada / Marie-Claude Tremblay
Le cinéma comme repère
Le journaliste, critique, chroniqueur, et auteur Michel Coulombe est un des membres du jury pour cette édition.
La qualité des films est vraiment au rendez-vous, affirme-t-il, au micro de la chroniqueuse culturelle Marie-Claude Tremblay. Il y a vraiment une qualité de documentaire, un portrait du documentaire au Québec, qui est assez enthousiasmant.

Cette année, l'auteur Michel Coulombe est un des membres du jury du festival Vues sur mer. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marilyn Dumont-Sanche
L’auteur se réjouit de sa participation au festival. J’ai plus souvent visité la Gaspésie à vélo! Ne pas bouger, m'asseoir quelque part, ce sera pour moi une nouvelle expérience.
C’est formidable quand même le cinéma, c’est ma façon d’aller des endroits où je ne me rendrais pas [...] Les documentaires ont toujours une façon d’interroger le monde dans lequel on vit, de poser le regard là où on ne le ferait pas normalement.
Un entretien est au programme avec lui samedi, autour de son livre Le Québec en cinémascope.
Avec les informations de Marie-Claude Tremblay


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