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Le « déclin cognitif » de Donald, ou l’impossible rêve des Démocrates

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Donald Trump, qui a fêté en grandes pompes son 79e anniversaire en janvier 2026, est au cœur de débats récurrents sur son état cognitif et sa santé mentale. Depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025, ses détracteurs et certains experts pointent des signes de déclin cognitif, tandis que ses soutiens attribuent ses écarts à son style provocateur et non conventionnel. Trump semble quant à lui immunisé politiquement contre ces critiques. Son style disruptif et sa base électorale fidèle lui permettent de maintenir son influence, malgré les controverses. Trump est le deuxième président le plus âgé de l’histoire américaine, après Biden.

Cela dit, les « errements » de Trump n’ont strictement rien à voir, en fréquence et en intensité, avec ceux dont « sleepy Joe » a régalé la Toile pendant des années. Il faut toute la mauvaise foi des anti-trumpistes primaires pour oser ce parallèle :

Les Démocrates n’ont évidemment pas digéré leur raclée de 2024. Ils ont nié les « problèmes » de Biden au-delà du raisonnable. Après le débat peccamineux qui l’a opposé à son rival républicain, ils ont en catastrophe remplacé leur champion par une Harris relativement insipide dont Trump n’a fait qu’une bouchée. Rancuniers, les Démocrates entendent bien réserver aux Républicains la monnaie de leur pièce en chargeant la barque au sujet de prétendues « difficultés cognitives » de Trump. La ficelle est un peu grosse. On notera que la presse mainstream française la saisit à qui mieux-mieux. On ne s’en étonnera pas.

Examens médicaux publiés par la Maison-Blanche

En avril 2025, la Maison-Blanche a publié les résultats d’un examen médical incluant le test MoCA (Montreal Cognitive Assessment), concluant que Donald Trump était en « excellente santé » et « pleinement apte » à exercer ses fonctions. Cependant, le score exact du test n’a jamais été rendu public, ce qui limite la portée de cette évaluation. Le MoCA, conçu pour dépister des troubles cognitifs légers, ne permet pas d’évaluer en profondeur des troubles psychiatriques ou des nuances dans le raisonnement complexe.

Des médecins extérieurs, comme le Dr Vin Gupta, ont souligné des « difficultés croissantes de langage » et une « tangentialité » (tendance à s’éloigner du sujet sans revenir au point principal) dans les interventions publiques de Trump en 2025-2026. Ces observations, bien que non diagnostiques, alimentent les interrogations sur son état cognitif.

Plusieurs incidents récents ont été cités comme des signes potentiels de « déclin cognitif »

Au récent Forum de Davos, Trump a confondu l’Islande et le Groenland à plusieurs reprises, affirmant que les États-Unis devaient « reprendre le contrôle du Groenland » alors qu’il parlait en réalité de l’Islande. Cette erreur, répétée devant des dirigeants internationaux, a suscité des réactions diplomatiques embarrassées et a été largement relayée par les médias

Il a affirmé à plusieurs reprises que les États-Unis « ne recevaient rien » de l’OTAN, une assertion factuellement incorrecte et provocatrice, qui a suscité des réactions vives de la part des alliés européens. Mais difficile d’invoquer un trouble psychiatrique, alors qu’il s’agissait peut-être tout simplement d’inviter ses alliés, en termes peu diplomatiques, à un effort militaire plus soutenu…

Lors de son discours, à Davos toujours, Trump est passé brutalement d’un sujet à l’autre, avec des digressions personnelles et des règlements de comptes politiques internes. Des observateurs ont noté une difficulté à structurer son propos, une tendance à la répétition et des écarts par rapport au sujet initial, caractéristiques d’une « tangentialité » marquée. On remarquera que Trump a abordé ce qu’il a appelé « l’effacement civilisationnel de l’Europe », une digression qui, de notre point de vue, est d’une importance capitale, mais qui n’a pas été du goût de tout le monde, entre autres des dirigeants européens directement visés. Trump, Allemand par son père, Écossais par sa mère, est un Européen de cœur. Sa mise en garde était parfaitement à propos à Davos.

Trump à Davos : avec l’immigration de masse, « dans vingt ans, l’Europe sera méconnaissable »

Lors d’une rencontre avec la Première ministre japonaise, en octobre 2025 à Tokyo, une vidéo a montré Trump s’éloignant soudainement de Sanae Takaichi lors d’une cérémonie officielle, semblant perdre le fil de l’événement avant d’être discrètement ramené par un collaborateur. Cet incident a alimenté les spéculations sur sa concentration et sa stabilité. C’est à vrai dire le seul comportement à poser problème. Il n’est pas sans rappeler les « errements » de Biden, interrompant son discours à de nombreuses reprises, cherchant ses mots et semblant totalement « perdu »… Trump n’en est manifestement pas là.

Trump a partagé sur les réseaux sociaux des captures d’écran de messages privés échangés avec des homologues étrangers, dont Emmanuel Macron. Ces messages, normalement confidentiels, contenaient des propos informels et parfois agressifs, ce qui a été perçu comme une violation des usages diplomatiques et un manque de discernement.

Ses détracteurs (médias critiques, opposants politiques, certains psychiatres) y voient des signes de déclin cognitif lié à l’âge, voire d’instabilité mentale. Ils soulignent que ces comportements sont nouveaux ou aggravés depuis 2025, et ne peuvent être réduits à son style habituel.

Ses soutiens estiment que ces écarts relèvent de sa personnalité disruptive et de son mépris des conventions, caractéristiques de longue date. Pour eux, Trump reste le même homme provocateur et non conventionnel qui a marqué la politique américaine depuis 2016.

Un ancien juriste de la Maison-Blanche, Ty Cobb, a cependant évoqué un « déclin significatif » depuis 2025, tandis que des livres et articles de presse décrivent une aggravation des difficultés de langage et une régression comportementale (par exemple, une tendance à des réactions plus émotionnelles et moins maîtrisées).

Les Démocrates et une partie des médias insistent sur ses erreurs et ses écarts, les présentant comme des preuves de son inaptitude à gouverner. Ils comparent souvent sa situation, évidemment de façon totalement biaisée, à celle de Joe Biden, dont le déclin cognitif a été documenté et a conduit à son retrait en 2024.

Les Républicains et les médias pro-Trump rejettent ces critiques, les qualifiant de « fake news » ou de tentatives de déstabilisation politique. La Maison-Blanche, via sa porte-parole Liz Huston, a fermement nié tout déclin, mettant en avant la « vitalité » et la « clarté d’esprit » du président.

Invoquer le 25e amendement pour destituer Trump ?

Le 25e amendement de la Constitution américaine prévoit une procédure pour déclarer un président inapte à exercer ses fonctions en cas d’incapacité physique ou mentale. Le vice-président et une majorité des membres du Cabinet (ou d’un autre organe désigné par le Congrès) peuvent déclarer par écrit que le président est « incapable d’exercer les pouvoirs et devoirs de sa charge ». Le président est alors immédiatement démis de ses fonctions, et le vice-président assure l’intérim.

Le président peut contester cette décision. Le Congrès doit alors trancher à la majorité des deux tiers dans chaque chambre pour maintenir la destitution. Or la Chambre des représentants est à majorité républicaine depuis les élections de mi-mandat de novembre 2024.

Aucune procédure de ce type n’a donc été engagée contre Donald Trump. Le 25e amendement n’a été invoqué qu’une fois dans l’histoire (pour Ronald Reagan en 1985, en vain, lors d’une opération chirurgicale…), et jamais pour des raisons cognitives

Il n’existe aucun diagnostic public de déclin cognitif ou d’inaptitude chez Trump. Les évaluations officielles (comme le test MoCA en 2025) concluent qu’il est « pleinement apte », même si des observateurs extérieurs expriment des doutes. Ce qui n’empêchera pas les Démocrates de continuer à cracher leur venin à deux cents

Henri Dubost

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