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Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec (CSN) estime que le gouvernement est tombé « dans la déchéance » au cours de l’année 2025.
Présentant mardi le bilan de la dernière année et les perspectives pour la prochaine, le président Félix-Antoine Lafleur a fait valoir que le gouvernement de la CAQ paye le prix pour les politiques mises en place au cours des dernières années.
Plutôt que de s’attaquer aux grands problèmes de la société, comme la crise du coût de la vie, l’écart entre les riches et les pauvres ou la pénurie de logements, le gouvernement a tout fait pour faire diversion et trouver des boucs émissaires, comme les médecins, les immigrants ou les méchants syndicats, avance-t-il.
Le président régional de la CSN ajoute que les réseaux de la santé et de l’éducation ont vu une accélération de tous les impacts négatifs des politiques caquistes, notamment avec des coupures de services en santé mentale à Amos et Malartic.

Des membres de la CNS en manifestation devant l'hôpital de Rouyn-Noranda pour dénoncer Santé Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Santé Québec est en place depuis un an et tout ce qu’on voit, c’est des postes abolis, lance M. Lafleur. On tente d’abolir les agences privées, mais on ne remplace pas par du un pour un, ce qui amène une surcharge aux travailleurs sur le terrain et une réduction de la qualité des services. En éducation, on a choisi de s’attaquer au vouvoiement en maternelle plutôt que d’investir dans les infrastructures et les ressources.
Se disant préoccupée par la crise forestière que traverse la région, la CSN y voit un autre exemple du manque de vision à long terme du gouvernement.
Même la réforme du régime forestier a échoué parce qu’elle n’avait pas l’adhésion de toutes les parties, déplore Félix-Antoine Lafleur. Pour éviter des hauts et des bas et des fermetures d’usines, comme ce fut le cas pour la scierie de Val-d’Or, on demande à Québec de soutenir les entreprises et la région pour qu’elle se diversifie, qu’elle soit moins appuyée sur les ressources et vulnérable aux aléas des marchés.
Avec une course à la chefferie à la CAQ et une élection générale en vue, le président régional de la CSN dit craindre une forme d’immobilisme au sein du gouvernement au cours des prochains mois.
Le gouvernement doit continuer à rouler, maintient-il. Il est en place et il a un mandat. C’est peut-être l'occasion de revenir à la source du mandat qui lui a été donné. Il n’avait jamais parlé de constitution, ou encore d’enjeux de cotisations et de démocratie syndicale pour se faire élire. C’est clair qu’on aura des revendications à faire valoir pour tous les candidats.
En plus d’organiser une grande mobilisation pour lutter contre la dévitalisation de la région, la CSN aura une année 2026 fort chargée avec une vingtaine de conventions collectives à négocier. En 2025, quelque 21 syndicats affiliés à la CSN ont ratifié de nouvelles ententes, ce qui représente environ 1600 travailleurs.


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