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Pour Stéphanie Payne et Ysabelle Côté, le crochet est avant tout une affaire de plaisir. Bien qu’elles aient des parcours différents, les deux Manicoises ont développé une véritable passion pour cet art manuel, qui leur permet de créer des toutous, des poupées et une foule d’autres objets.
Stéphanie Payne, une résidente à Pointe-aux-Outardes, a découvert le crochet alors qu’elle était maman à la maison. À la recherche d’une activité qui lui permettrait de se réaliser, elle s’est tournée vers YouTube pour apprendre les bases.
« J’avais envie de faire autre chose, de me réaliser. C’est de là que j’ai commencé à faire du crochet », raconte-t-elle. Depuis près de huit ans, elle a multiplié les créations. Si elle a déjà confectionné des couvertures, ce sont les toutous qui demeurent ses favoris.
Elle réalise aujourd’hui la majorité de ses créations sans patron. Elle s’inspire parfois d’une idée vue sur Pinterest, puis laisse son imagination faire le reste. « C’est peut-être ma signature à moi, de ne pas utiliser de patron », estime-t-elle.
Cette liberté lui permet de répondre aux demandes. Elle a réalisé des animaux pour la Ferme Dersochers ou encore de petits oiseaux destinés au Centre d’interprétation des oiseaux de proie de Godbout. « Il n’y a pas de limite. La seule limite que tu peux t’imposer, c’est tes propres barrières à toi », affirme-t-elle.
Stéphanie Payne a découvert le crochet alors qu’elle était maman à la maison. Photo Morgane Busson
Quinze ans de crochet
De son côté, Ysabelle Côté pratique le crochet depuis environ 15 ans. Elle faisait déjà du tricot depuis son enfance lorsqu’une amie lui a appris les rudiments du crochet.
Installée à Baie-Comeau, Ysabelle Côté réalise principalement des poupées et des toutous. Ses créations circulent surtout par le bouche-à-oreille. Son activité demeure toutefois un passe-temps. Ysabelle Côté tient également une garderie, mais profite de tous ses moments libres pour avancer ses commandes. « Je peux crocheter jusqu’à sept heures dans une journée », lance-t-elle.
Tout comme Stéphanie Payne, Ysabelle Côté ne cherche pas à transformer sa passion en emploi à temps plein. Elles vendent toutes deux leurs créations à un prix qui ne couvre pas toutes les heures de travail et préfèrent conserver des prix accessibles, craignant qu’une hausse éloigne les acheteurs.
Installée à Baie-Comeau, Ysabelle Côté réalise principalement des poupées et des toutous. Photo Ysabelle Côté
Un moment pour décrocher
Au-delà des créations, le crochet représente surtout un moment de détente pour les deux femmes. Pour Ysabelle Côté, l’activité lui permet de garder les mains occupées lorsqu’elle regarde la télévision.
Chez Stéphanie Payne, la passion est tout aussi présente. Elle peut consacrer environ 35 heures par semaine à ses créations lorsqu’elle est à la maison. « C’est ma thérapie », dit-elle.
Ni l’une ni l’autre n’a comme objectif de bâtir une grande entreprise autour du crochet. Stéphanie Payne préfère notamment laisser les collaborations et les commandes arriver naturellement.
« Je n’ai jamais forcé les choses. », explique-t-elle. Pour elle, l’essentiel demeure de conserver le plaisir de créer. « Je sais que ça apporte beaucoup de bonheur aux gens. Et donner du bonheur m’en apporte aussi », résume-t-elle.
Morgane Busson
Initiative de journalisme local


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